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Non, les lycéens de Californie ne vapotent pas !

Souvent accusée de rendre les jeunes accros à la nicotine, la cigarette électronique n’a pas bonne presse en Californie, où les autorités locales l’ont très tôt bannie. Une étude officielle vient pourtant contredire le mythe d'une épidémie de vapotage. Seuls 2 % des lycéens de l’État seraient des consommateurs quasi quotidiens. À tel point que les autorités qualifient désormais le phénomène de « négligeable ».

Non, les lycéens de Californie ne vapotent pas !

Depuis des années déjà, la Californie fait feu de tout bois contre la vape. Dès juin 2019, San Francisco interdisait la vente et la distribution d’e-cigarettes. Un an plus tard, l’Assemblée de l’État validait un projet de loi visant à interdire la vente des e-liquides aromatisés sur tout le territoire. Le principal grief des autorités à l’égard de la vape ? Elle conduirait irrémédiablement les jeunes vers la nicotine

Ce serait même une « vraie épidémie » selon les responsables de plusieurs districts scolaires. À tel point qu’elle nécessiterait « des dépenses importantes, comme l’installation de systèmes de détection de vapeur » dans les établissements, mais aussi « l’embauche de personnel à temps plein pour surveiller les couloirs ». Il n’en fallait pas plus pour propager le mythe d’une horde de zombies en manque de leur « dose » à chaque interclasse.

Des chercheurs sont même allés jusqu’à fouiller les poubelles de plusieurs lycées publics pour vérifier la présence de détritus de vape. Chou blanc, pour ainsi dire : ils avaient identifié 172 déchets de ce type, pour 18 831 élèves concernés (0,9 %).

Moins de 2 % de vapoteurs quotidiens

C’est dans ce contexte particulièrement hostile au vapotage qu’une étude vient rétablir la vérité. La Californie a en effet financé une nouvelle édition de sa Student Tobacco Survey, visant à évaluer la prévalence tabagique et la consommation de produits de la vape chez les lycéens de l’État.

Ayant analysé les habitudes de plus de 162 000 individus dans 358 établissements, les chercheurs concluent que seuls 1,2 % d’entre eux ont fumé des cigarettes dans les 30 derniers jours. Sot une baisse de près de 40 % par rapport à l’étude de 2019, qui avait relevé une prévalence de 2 %. 

Dans le même groupe d’âge, 8,2 % des sondés ont déclaré avoir vapoté au moins une fois dans les 30 derniers jours. Là encore, on constate une baisse, avec un résultat précédent de 10,9 %. Mais parmi ces vapoteurs, moins d’un adolescent sur quatre a vapoté au moins 20 fois dans le mois, soit 1,99 % de l’ensemble de la classe d’âge étudiée.

En clair, les ados qui vapotent au quotidien se compteraient sur les doigts d’une main dans chaque établissement de Californie. Si l’on ne prend en compte que les élèves de seconde (10th grade), ils ne seraient même que 0,28 %. On est bien loin de l’image alarmante véhiculée par les autorités sanitaires ou l’OMS depuis de nombreuses années déjà. Si, à l’échelle nationale, les chiffres sont plus élevés (19,6 % d’ados ayant essayé la vape au moins une fois par mois, selon le CDC, contre 8,2 % en Californie), ces autorités vont-elles pouvoir maintenir longtemps des mesures draconiennes ?