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La liberté de choisir ses arômes, et la réussite au bout

Souvent accusées d’être « une passerelle » vers le tabac chez les jeunes, les e-cigarettes aromatisées sont dans le collimateur de nombreux Etats. Or une récente étude américaine, qui a consisté à analyser la consommation de près de 18 000 vapoteurs sur plusieurs années, vient contredire cette théorie.

La liberté de choisir ses arômes, et la réussite au bout

C’est l’un des arguments souvent avancés par les activistes antivape. Argument encore utilisé dans la délirante campagne de l’OMS de mai dernier… Le vapotage constituerait une porte d’entrée vers le tabagisme. Contestée par de nombreuses publications scientifiques, la théorie de l’ « effet passerelle » vient une nouvelle fois d’être contredite par une étude majeure. Son principal sujet : l’impact des e-liquides aromatisés. Ceux-ci sont en effet souvent pointés du doigt, au point de faire l’objet d’une interdiction dans de nombreux pays ou États américains, qui limitent les catalogues à des saveurs jugées moins « incitatives », comme le goût tabac. 

C’est une grave erreur, selon les auteures de l’étude, Abigail Friedman et de SiQinq Xu (photo), de l’Université de Yale. « Nos résultats démontrent que l’interdiction des e-liquides aromatisés pourrait augmenter le tabagisme, indiquent les chercheuses, les saveurs aromatisées n’étant pas davantage associées avec le démarrage du tabagisme chez les jeunes que les goûts tabac, alors qu’elles sont plus efficaces dans l’arrêt à l’âge adulte. »

Jusqu’à 2,3 fois plus de chances d’arrêter avec les e-liquides aromatisés

Publiée dans le Journal of the american medicine association, l’étude consistait à examiner le taux de démarrage et d’arrêt de la cigarette auprès de 17 929 vapoteurs américains, avec des e-liquides aromatisés ou au goût tabac. Les participants ont été séparés par tranche  d’âge : 12 à 17 ans pour les adolescents, 18 à 24 ans pour les jeunes adultes et 25 à 54 ans pour les adultes. Ils ont été interrogés à trois reprises sur leur consommation, entre 2013 et 2018. 

Une observation majeure ressort de cette analyse. Les e-liquides aromatisés seraient jusqu’à 2,3 fois plus efficaces pour arrêter la cigarette que les e-liquides au goût tabac. Un constat qui se vérifie aussi bien chez les jeunes adultes (26,86 %, contre 12,53 %) que chez les adultes (21,70 %, contre 12,16 %). 

« Si les résultats de notre étude confirment les préoccupations sur l’influence du vapotage dans la consommation de tabac chez les mineurs, […] ils démontrent aussi que l’interdiction totale des e-liquides aromatisés est une mesure trop radicale pour faire face au problème actuel, notent les chercheuses. Si les partisans de l’interdiction de ces saveurs affirment que les e-cigarettes au goût tabac sont suffisantes pour aider les fumeurs, nos résultats réclament les preuves d’une telle promesse, avant qu’elle ne soit actée. » 

Un appel pour « un plus vaste choix de produits et de saveurs »

Ces résultats viennent compléter ceux de l’Université de New York, en février 2020. Publiée dans la revue Nicotine & Tobacco Research, cette étude montre également que l’e-cigarette constitue un vrai substitut pour les fumeurs. Mais pour la première fois, on distingue ici les e-liquides aromatisés et les goûts tabac, en imputant un véritable rôle et une plus grande efficacité aux premiers. 

« Certains participants qui ont commencé à vapoter auraient commencé la cigarette malgré tout, indiquent les chercheuses. Mais nos résultats ne corroborent pas l’affirmation selon laquelle l’utilisation d’e-liquides aromatisés serait plus fortement associée au passage au tabac chez les mineurs que les saveurs non aromatisées. Et ils soutiennent l’argument selon lequel ces arômes conduisent plus souvent à l’arrêt du tabagisme, à l’âge adulte. » 

« L’arrêt précoce du tabagisme présente des avantages importants pour la santé, concluent-elles, les fumeurs ayant arrêté avant 35 ans ont une espérance de vie similaire à celle des personnes qui n’ont jamais fumé. » L’étude va ainsi dans le sens des associations provape. « Les autorités doivent reconnaître qu’un vaste choix de produits et de saveurs est la clé dans l’efficacité pour arrêter de fumée », indique notamment l’ETHRA (European Tobacco Harm Reduction Advocates) dans son Manifeste, signé par 21 associations européennes.