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Oui, les arômes facilitent le sevrage tabagique !

Une nouvelle étude internationale vient s’ajouter à la longue liste des preuves scientifiques qui soulignent l'intérêt des e-liquides aromatisés sur le marché. Démontrant leur plus grande efficacité face aux « goûts tabac », elle revêt une importance capitale, alors que de nombreux États envisagent de bannir les arômes.

Oui, les arômes facilitent le sevrage tabagique !

Une étude sur l’intérêt des e-liquides aromatisés dans le cadre du sevrage tabagique, ce n’est pas nouveau. On peut citer celle du professeur Yong Yang, de l’Université de Memphis, publiée en juillet 2020. Elle montrait que les e-liquides aromatisés seraient jusqu’à 2,3 fois plus efficaces pour arrêter la cigarette que les e-liquides au goût tabac. Ou encore celle de l’Université de Yale, en juin 2020, qui démontre que « l’interdiction des e-liquides aromatisés pourrait augmenter le tabagisme ».

Ce qui est nouveau, avec l’étude publiée ces jours-ci par l’Université d’Oxford dans le cadre de sa chaire Nicotine & Tobacco Research, c’est sa dimension internationale. Conduite par le professeur Lin Li de l’Université australienne de Melbourne, elle implique plusieurs experts reconnus de la vape, comme Ron Borland, ou Michael Cummings (photo), de l’Université médicale de Caroline du Sud. 

13,8 % de taux de réussite avec les arômes fruités ou sucrés

Leur étude s’appuie sur des données enregistrées en Australie, au Canada, en Angleterre et aux États-Unis. Trois continents impliqués donc, avec 886 participants interrogés à plusieurs reprises entre 2016 et 2018. Le focus porte en premier lieu sur le type d’e-liquides qu’ils privilégient, parmi trois catégories principales : tabac ou neutre, menthe et menthol, ou fruité et sucré.

Entre 2016 et 2018, 11,1 % des utilisateurs avaient complètement arrêté de fumer. Et ce sont ceux qui privilégient les arômes fruités et sucrés qui ont obtenu les meilleurs résultats : 13,8 % de taux de réussite, contre 9,6 % pour le goût tabac, avec un taux similaire pour les arômes menthol (8,3 %).  

Autre enseignement : 52 % de ceux qui avaient arrêté de fumer vapotaient toujours en 2018, mais les fans d’arômes fruités/sucrés n’étaient pas davantage susceptibles de continuer à utiliser la cigarette électronique que les autres. 

« L’utilisation des e-liquides fruités ou sucrés chez les fumeurs est positivement corrélée au sevrage tabagique, concluent les auteurs. Alors que de nombreuses autorités envisagent de limiter ou d’interdire la vente des produits de vapotage aromatisés, il est important d’évaluer l’impact que ces politiques peuvent avoir sur les fumeurs qui utilisent les cigarettes électroniques pour arrêter le tabac. Nos résultats indiquent que les vapoteurs qui utilisent de tels e-liquides sont davantage susceptibles d’arrêter de fumer », précisent-ils. 

On le sait pourtant : dans le cadre du « plan pour vaincre le cancer », porté par le Parlement européen, l’une des propositions vise à « bannir totalement les arômes ». Une telle position pourra-t-elle être justifiable encore longtemps ?