Êtes-vous un professionnel de la vape ?

Ce site est réservé aux professionnels de la vape

La Nouvelle-Zélande embrasse le vapotage

Depuis le 11 août, une nouvelle législation sur l’e-cigarette est entrée en vigueur en Nouvelle-Zélande. Elle va vers une plus grande acceptation de la vape, officiellement recommandée comme une solution « moins nocive que de fumer ». Un exemple de pragmatisme à suivre.

La Nouvelle-Zélande embrasse le vapotage

Depuis plusieurs années déjà, la Nouvelle-Zélande apparaît comme l’un des moteurs de la vape dans le monde. Pour rappel, dès 2019, le pays autorisait la vente d’e-cigarettes en pharmacie. L’année suivante, le ministre de la Santé David Clark, qui planchait alors sur un projet de loi, affirmait : « Les produits de vapotage présentent moins de risques pour la santé que le tabac. »

Voté par le parlement, ce projet de loi entre enfin en vigueur. Il avait notamment été amendé après une consultation publique ayant réuni 2 500 participants. La ministre associée à la Santé, Ayesha Verrall (photo), se félicite d’avoir trouvé « un compromis en s’assurant que ces produits ne sont pas commercialisés ou vendus auprès jeunes, tout en garantissant leur disponibilité auprès des fumeurs qui souhaitent passer à une alternative moins nocive ».

Des mesures équilibrées en faveur du sevrage tabagique

Cet équilibre, c’est aussi celui entre une certaine vigilance en matière de santé publique et la reconnaissance de l’efficacité du vapotage dans le sevrage tabagique. Parmi les mesures adoptées, on relève notamment l’obligation pour les fabricants d’e-liquides de notifier leur composition auprès du ministère de la Santé, qui devra s’assurer du respect des standards de qualité et de sécurité. La vente des produits de la vape est également interdite aux moins de 18 ans. Toute illustration aux couleurs de dessins animés ou de jouets est proscrite sur les packagings. Il est également interdit de vapoter dans un véhicule où se trouvent des enfants.

Le taux de nicotine maximum est par ailleurs limité à 20 mg/ml pour les e-liquides classiques et à 50 mg/ml pour ceux contenant des sels de nicotine, avec des flacons de 120 ml au maximum. Les vape shops sont autorisés à vendre tout type de produit validé par le ministère, tandis que les autres enseignes devront se limiter aux e-liquides goût menthe ou tabac. Ces détaillants spécialisés sont par ailleurs autorisés à présenter des messages sur la moindre nocivité de la vape autour de deux phrases : « Si vous fumez, passer complètement au vapotage est une option beaucoup moins nocive » et « Remplacer complètement votre cigarette par la vape réduira les dommages pour la santé ».

Les associations qui militent pour la promotion du vapotage ont salué cette prise de position du gouvernement néo-zélandais. L’UK Vaping Industry Association (UKVIA) parle même d’une « approche audacieuse et courageuse », alors que l’Europe, se calquant sur la position de l’OMS, prône la taxation des produits de vape et l’interdiction des e-liquides aromatisés