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Nouvelle-Zélande : des e-cigarettes en pharmacie

Alors qu'elle vient d'être interdite aux Philippines ou en Inde, la vape fait son apparition dans certaines pharmacies de Nouvelle-Zélande. Mais la légitimité de la cigarette électronique est loin d'être acquise dans ce pays qui envisage un durcissement de la législation.

Nouvelle-Zélande : des e-cigarettes en pharmacie

Courant juillet, deux hôpitaux britanniques intègraient un vape shop dans leur enceinte, à la manière des autres services accessibles aux patients. Si ce choix peut paraître étonnant, en regard de l’image de la cigarette électronique dans tant d’autres pays, ce n’est pas un phénomène nouveau au Royaume-Uni. Les autorités sanitaires y considèrent depuis longtemps le vapotage comme une solution très efficace dans la lutte contre le tabagisme. Campagnes de sensibilisation, études scientifiques qui démontrent son impact positif sur la santé ou encore opérations officielles de promotion : en Angleterre, la vape ne fait pas peur.

Des médicaments inspirés de l’e-cigarette 

De l’autre côté du globe, la Nouvelle-Zélande semble adopter une approche semblable. Les chaînes pharmaceutiques Unichem et Life commercialisent désormais les pods de la marque Vapix. Réservés aux majeurs, ces produits sont ainsi proposés au même titre que les autres substituts nicotiniques, comme les patchs ou les gommes à mâcher.

Vapix est une sous-marque d’Alt New Zealand, un fabricant indépendant et local, cofondé à Auckland par Ben Pryor et Jonathan Devery en 2015. « L’arrivée de notre marque Vapix dans les pharmacies n’est que le début d’une série d’enquêtes visant à déterminer comment la vape peut être utilisée pour administrer des médicaments naturels », précisent ces derniers. En marge de leur activité dans le vapotage, les deux entrepreneurs ont également créé une société pharmaceutique dans le but de décliner le principe de l’e-cigarette en appliquant le système d’inhalation à d’autres médicaments. 

Marie Bennett, responsable d’une pharmacie Unichem à Auckland, explique que « la décision de proposer des produits de vapotage vient des clients eux-mêmes, qui réclamaient de tels produits pour arrêter de fumer. Comme le ministère de la Santé l’indique, le vapotage est un outil efficace pour aider les fumeurs à arrêter le tabac et il est bien moins nocif que la cigarette ».

Vers une interdiction des e-liquides aromatisés ?

Pour autant, la Nouvelle-Zélande n’accueille pas encore l’e-cigarette à bras ouverts. Il y a plusieurs mois déjà, la ministre de la Santé Jenny Salesa faisait cette annonce :  « La législation sur le vapotage est imminente. » Si aucune mesure n’a été officialisée pour l’instant, les rumeurs vont bon train. On évoque notamment une interdiction totale de la publicité, une limitation drastique des seuils de nicotine et le bannissement des e-liquides aromatisés. Ces incertitudes ont poussé les indépendants de la vape à se regrouper au sein d’une association, la Vaping Trade Association of New Zealand, pour parler d’une seule voix et peser davantage dans les débats.