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Eurobaromètre 2021 : moins de fumeurs, mais du chemin à parcourir

Trois ans après sa dernière édition, l’Eurobaromètre prend à nouveau la température des Européens face au tabac et à ses produits dérivés, dont la vape. Si le tabagisme recule, la perception de la vape a tendance... à empirer.

Eurobaromètre 2021 : moins de fumeurs, mais du chemin à parcourir

« L’attitude des Européens à l’égard du tabac et des cigarettes électroniques », tel est le titre de l’édition 2021 de l’Eurobaromètre. Commandé par la Commission européenne, ce rapport réactualise « l’instantané » sur la perception et les pratiques des citoyens de chaque État membre. Il revêt un intérêt particulier cette année, avec la perspective de la révision de la TPD.

La dernière édition de l’Eurobaromètre datait de 2017. Plus de 28 000 citoyens ont été interrogés dans les 28 pays de l’Union européenne – le Royaume-Uni en faisait encore partie, lors du sondage conduit entre août et septembre 2020. Le résultat tient en un épais rapport de 334 pages, avec d’intéressants relevés pays par pays. Nous indiquons ici les valeurs les plus significatives. 

Le tabagisme recule, mais la France n’est pas irréprochable

Première cause de décès évitable en Europe, le tabac est responsable de 700 000 morts chaque année, à l’échelle du continent. Il est à l’origine de 27 % des cancers. Mais par rapport à l’édition 2017 de l’Eurobaromètre, une première bonne nouvelle : en moyenne européenne, la prévalence tabagique a reculé de 3 %. En 2020, 23 % des sondés sont des fumeurs, et 22 % de ceux qui l’étaient en 2017 ont arrêté. 

S’agissant des données françaises, on compte 28 % de fumeurs dans l’Hexagone. Soit une baisse de huit points par rapport à l’étude précédente. Mais c’est un chiffre qui reste supérieur à la moyenne européenne. La France se voit ainsi reléguée de la troisième à la dixième place des plus gros fumeurs européens.

En comparaison, des États plus « ouverts » à la vape ont vu le tabagisme davantage reculer. C’est notamment le cas du Royaume-Uni (12 % de fumeurs) ou de la Suède (7 %).

Les e-cigarettes rechargeables en priorité

Concernant la vape, 14 % des Européens l’ont déjà essayée au moins une fois. Le taux est supérieur en France : 22 % de nos concitoyens l’ont utilisée, avec 6 % d’utilisateurs réguliers. La répartition des usages reste toutefois similaire en France et en Europe : à 47 % ce sont des vapo-fumeurs qui l’utilisent (36 % en moyenne européenne) et à 23 % des utilisateurs ayant totalement arrêté la cigarette (18 % en Europe).

En Europe et en France, la pratique de la vape démontre l’intérêt des aromes. À 48 %, les vapoteurs privilégient les goûts fruités, contre 36 % pour le goût tabac. On le sait : ce sont précisément ces e-liquides aromatisés qui présentent la plus grande efficacité. Ils sont pourtant sur la sellette ! Plusieurs pays envisagent en effet  de les interdire, jusqu’à l’Union européenne toute entière, à en juger par le dernier « plan pour vaincre le cancer ».

Concernant le matériel, 72 % des vapoteurs en Europe ont recours à des e-cigarettes à réservoir rechargeable, contre 23 % pour des cartouches scellées et jetables. Un plébiscite pour un certain « format », qui pourrait être soumis à des restrictions dans les mois et les années à venir. Si la France est plus souple sur la question de la contenance des réservoirs, certains pays européens appliquent la limite de 2 ml.

Enfin, l’Eurobaromètre 2021 montre que seuls 2 % des Européens vapotent alors qu’ils n’ont jamais essayé la cigarette. En France, le chiffre est encore plus bas : 1 %.

Mais une perception de la vape à améliorer

L’e-cigarette doit toutefois améliorer encore son image. Les fake news ont durablement écorné sa perception parmi les Européens. C’est l’une des principales surprises de l’Eurobaromètre 2021 : 65 % d’entre eux pensent que la vape est nocive. Soit une hausse de 10 % depuis 2017, et même de 13 % depuis 2014 ! 

En France, 63 % des sondés pensent que la vape n’aide pas à arrêter de fumer. Ils sont 69 % à demander l’interdiction de vapoter dans les lieux où il est interdit de fumer, et 40 % à prôner l’interdiction des arômes. Dans le même esprit, 69 %, les Français estiment qu’il faut autant encadrer le vapotage que la cigarette.

Première conséquence de cette mauvaise perception : les fumeurs des États membres ne sont que 11 % à privilégier le vapotage pour arrêter de fumer, contre 13 % pour les substituts nicotiniques et 76 % sans aucune assistance. Et pourtant, la vape ça marche ! 31 % de ceux qui l’ont essayée ont réussi à arrêter de fumer, au niveau européen, et 27 % ont réduit leur consommation.