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Maladies pulmonaires : la vape officiellement blanchie

Nous insistons depuis plusieurs semaines sur cet aspect déjà mis en évidence par des laboratoires indépendants : la vape n’est pas à l’origine de l’épidémie de maladies pulmonaires survenue aux États-Unis. Un fait officiellement établi par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui vient de rendre son verdict. Ce sont bel et bien des e-liquides frelatés, vendus au marché noir et contenant de l’acétate de vitamine E, qui en sont la cause.

Maladies pulmonaires : la vape officiellement blanchie

L’été dernier, les grands médias ont largement contribué à alimenter l’angoisse liée à « l’épidémie de maladies pulmonaires » survenue aux États-Unis autour du vapotage. Pourtant, la vérité a fini par éclater : des e-liquides frelatés  vendus sous le manteau en étaient à leur origine. Des laboratoires indépendants, comme CannaSafe, avaient déjà disculpé les e-liquides classiques  à travers des tests au-dessus de tout soupçon. 

Les autorités disculpent la vape

Sollicité par NBC News, ce laboratoire avait en effet analysé une quinzaine d’e-liquides de contrebande. Treize cartouches contenaient de l’acétate de vitamine E et tous les échantillons étaient positifs au myclobutanil. Ce fongicide utilisé en agriculture, une fois chauffé, peut se transformer en cyanure d’hydrogène. Même à faible dose, c’est un poison mortel

C’est aujourd’hui le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) qui, officiellement, vient corroborer ce premier avis. Anne Schuchat, directrice du CDC, explique : « Les analyses apportent la preuve directe que l’acétate de vitamine E est le principal responsable de lésions dans les poumons.  Aucune autre toxine potentielle n’a pour l’instant été détectée dans les analyses. » Pour rappel, la vitamine E est inoffensive sous sa forme classique. Elle se révèle toutefois dangereuse une fois chauffée et inhalée. Le professeur Thomas Eissenberg, du Centre universitaire de Virginie, avait déjà conduit une étude sur ce phénomène. Il avait évoqué un cas au Royaume-Uni, en 2018, où une patiente avait contracté une pneumonie lipoïdique en réaction à l’inhalation de tels produits.

Peut-on attendre un « mea culpa  » pour autant ?

Des laboratoires indépendants avaient ainsi rapidement mis la vape hors de cause. Malgré tout, les autorités sanitaires américaines ont laissé le doute subsister. Un doute qui a conduit à une baisse substantielle du marché à la rentrée, période pourtant propice habituellement. Pour rappel, la cigarette est responsable de 1 000 décès par jour aux États-Unis et de 200 en France.