Êtes-vous un professionnel de la vape ?

Ce site est réservé aux professionnels de la vape

Le Royaume-Uni sort peu à peu du tabagisme

Dès 2015, le ministère de la Santé britannique l'affirmait haut et clair : le vapotage est au moins 95 % moins nocif que le tabagisme. Et la politique volontariste menée outre-Manche depuis plusieurs années porte ses fruits : il y a aujourd’hui moins de 6,9 millions de fumeurs au Royaume-Uni, contre 9,9 millions en 2011.

Le Royaume-Uni sort peu à peu du tabagisme

Rendez-vous annuel pour souligner les mérites du vapotage, campagne publicitaire sur la réduction des risques, formation des professionnels de la santé à l’accompagnement de l’arrêt tabagique via l’e-cigarette… Depuis près de dix ans déjà, le Royaume-Uni adopte une approche volontariste face au vapotage et l’intègre pleinement à sa politique de santé publique.

De 20,2 % en 2011 à 14,1 % de fumeurs britanniques aujourd’hui

Et ça paie ! Selon un rapport du 7 juillet établi par l’Office for National Statistics et réalisé en collaboration avec Public Health England, le taux de prévalence tabagique serait aujourd’hui de 14,1 % au Royaume-Uni. Il était de 20,2 % en 2011. Rapportés à la population, ces chiffres montrent qu’il y a désormais 6,9 millions de fumeurs en Grande-Bretagne, soit une baisse de trois millions au cours de la période étudiée. Chez nous, selon Santé publique France, le taux de prévalence du tabagisme est de 26,9 %

Les autorités britanniques corrèlent directement ces bons résultats avec la hausse du nombre de vapoteurs au Royaume-Uni. Alors qu’ils représentaient 3,7 % de la population en 2014, ils sont aujourd’hui 5,7 % à utiliser l’e-cigarette. On estime ainsi à trois millions le nombre de vapoteurs actuels dans le pays. L’étude montre que 50,6 % des vapoteurs sont passés à la cigarette électronique dans le but d’arrêter de fumer, et que seul 0,4 % d’entre eux n’avaient jamais fumé auparavant. 

Autre nouvelle réjouissante, la baisse de la prévalence tabagique la plus significative entre 2011 et 2019 touche les jeunes de 18 à 24 ans. Ils étaient 25,7 % en 2011, ils ne sont plus que 16 % à fumer désormais. En revanche, l’écart n’a jamais été aussi grand en fonction du statut socio-économique. Ainsi, le taux de fumeurs atteint 23,4 % chez les individus pratiquant une activité manuelle ou routinière, contre 9,3 % chez ceux qui occupent un poste de gestion ou exercent une activité libérale. 

De bons résultats en dépit des campagnes de désinformation

Si ces résultats sont encourageants, ils ont pourtant été obtenus de haute lutte. Citée par Vapolitique, l’association New Nicotine Alliance souligne que « la baisse du tabagisme fait face à des couvertures médiatiques atroces et à un financement important de fausses informations provenant de sources en conflit d’intérêts. On peut conclure que si les marchands de peur cessaient de propager des mythes et des demi-vérités au public britannique, les baisses pourraient être encore plus impressionnantes qu’elles ne le sont déjà »

En regardant de plus près les chiffres, on constate en effet une légère baisse du nombre de vapoteurs au Royaume-Uni entre fin 2018 et fin 2019 (de 6,3 % en 2018 à 5,7 % aujourd’hui). Si elle est potentiellement liée à des vapoteurs ayant réussi à arrêter de fumer et cessant ensuite l’e-cigarette, elle s’inscrit également dans la crise de confiance liée à la vague de maladies pulmonaires survenue aux Etats-Unis. Et hélas accompagnée par son lot de fake news avant que la vérité ne soit rétablie.