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Le Royaume-Uni consulte les vapoteurs

Le Royaume-Uni remet à jour sa consultation publique auprès des vapoteurs. Dans un sondage ouvert jusqu’à mai prochain, le pays entend mesurer l’efficacité de ses mesures antitabac, en vigueur depuis déjà cinq ans.

Le Royaume-Uni consulte les vapoteurs

Est-il encore besoin de souligner l’engagement des Britanniques dans la promotion du vapotage ? Rendez-vous annuel pour mettre en avant les bénéfices de l’e-cigarette, campagne destinée à promouvoir la réduction des risques, formation des professionnels de santé à l’accompagnement de l’arrêt tabagique, ouverture de vape shops dans l’enceinte de certains hôpitaux… Depuis près de dix ans déjà, alors que de nombreux États se montrent frileux, voire hostiles, le Royaume-Uni adopte lui une approche volontariste en matière de vapotage et l’intègre pleinement à sa politique de santé publique…

Et les résultats se font sentir ! Selon un rapport du 7 juillet 2020 établi par l’Office for National Statistics, le taux de prévalence tabagique serait aujourd’hui de 14,1 % au Royaume-Uni. Il était de 20,2 % en 2011. Rapportés à la population, ces chiffres montrent qu’il y a désormais 6,9 millions de fumeurs en Grande-Bretagne, soit une baisse de trois millions au cours de la période étudiée. Chez nous, selon Santé publique France, le taux de prévalence du tabagisme est de 25,4 %

Réévaluer la réglementation antitabac

Outre les actions de soutien à la vape, les pouvoirs publics britanniques ont introduit plusieurs mesures antitabac entre 2015 et 2016. Encadrement strict de la publicité, paquets neutres, avertissements sanitaires, interdiction de fumer en voiture en présence d’enfants… Dans l’optique d’une révision de ces mesures, le secrétaire d’État à la Santé britannique lance une large enquête.  

L’enjeu ? Obtenir « un retour d’information sur l’efficacité de la législation dans la réalisation de ses objectifs ainsi que sur toute conséquence non intentionnelle qui aurait pu en découler ». Des questions portent ainsi sur l’impact des avertissements sanitaires, sur l’interdiction des cigarettes aromatisées ou encore sur le vapotage.

« La réglementation actuelle sur les e-cigarettes est-elle adaptée pour protéger les jeunes contre la consommation de ces produits ? » ; « la réglementation actuelle a-t-elle permis de garantir la disponibilité des e-cigarettes pour les fumeurs qui souhaitent passer à ces produits ? » ; « les restrictions sur la publicité pour les cigarettes électroniques sont-elles un moyen efficace de décourager les jeunes et les non-fumeurs de les utiliser ? »

Autant de sujets qui devraient permettre aux pouvoirs publics britanniques de compléter leur réglementation antitabac. Les résultats complets paraîtront courant mai 2021.