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E-liquides : mention obligatoire mais contre-productive

Selon une étude internationale, les avertissements sanitaires sur les flacons d’e-liquides pourraient être contre-productifs. Le rappel d'une possible dépendance à la nicotine entraînerait en effet une perception erronée du risque pour la santé. À l'inverse, mentionner la moindre dangerosité du vapotage par rapport au tabagisme serait mieux perçu.

E-liquides : mention obligatoire mais contre-productive

Conduite par le Dr Daniel Erku de l’Université Griffith, en Australie, une étude se penche sur l’impact des avertissements sanitaires figurant sur les produits de vapotage. Pour rappel, ces informations sont obligatoires en France depuis le 19 mai 2016, suite à l’arrêté mettant en application la directive 2014/40/UE de l’Union européenne (TPD). Passé cette date, on trouve ainsi sur les flacons d’e-liquides la mention : « La nicotine contenue dans ce produit crée une forte dépendance. Son utilisation par les non-fumeurs n’est pas recommandée ». Avec des traductions ou des inscriptions sensiblement équivalentes dans tous les pays concernés.

 Or, d’après les chercheurs, ces messages axés sur la dépendance à la nicotine « entraînent une plus grande impression de risques pour la santé », avec une « perception erronée ». En revanche, des avertissements qui mettent l’accent sur le risque relatif du vapotage par rapport aux cigarettes combustibles « se traduiraient par une intention plus grande d’acheter, d’essayer, ou de passer à l’e-cigarette » pour les fumeurs.

Éviter la perception exagérée du risque

En passant en revue les différentes enquêtes d’opinion sur le sujet, les chercheurs ont ainsi montré que les avertissements actuels ont tendance à décourager les fumeurs, par une « perception exagérée du risque ». L’étude ne se limite pas à des données australiennes, mais englobe aussi des travaux internationaux, comme ceux du Dr Linda Bauld, de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ou du Dr. Lynne Dawkins de l’Université South Bank de Londres.

À l’inverse, avec des messages rappelant que « la vape est 95 % moins nocive que la cigarette », par exemple, comme l’a démontré un rapport de Public Health England, la cote de confiance est supérieure.

Des études similaires avaient déjà été publiées en 2018 et 2019. Elles aboutissaient à des conclusions similaires, avec même une différence « considérable » dans les résultats entre les avertissements imposés par la TPD et ceux comparant les risques relatifs. C’est un choix que les services de santé publique britanniques commencent à considérer, désormais libérés des contraintes européennes. Et si cette stratégie fonctionne, elle pourrait bien inciter l’UE à l’envisager à son tour.