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Les pouvoirs publics britanniques rassurent les vapoteurs

Le département de la santé britannique vient de publier son sixième rapport annuel sur l’usage de l’e-cigarette. Réalisé par des chercheurs indépendants du King’s College de Londres, il évoque notamment l'impact du vapotage chez les femmes enceintes et les personnes atteintes de troubles mentaux. Il met aussi l'accent sur la nécessité de mieux informer les fumeurs.

Les pouvoirs publics britanniques rassurent les vapoteurs

Ce n’est pas un secret : depuis plusieurs années déjà, le Royaume-Uni multiplie les initiatives en faveur du vapotage. Rendez-vous annuel pour vanter ses mérites, campagnes publicitaires et, même, ouverture de shops spécialisés dans l’enceinte de deux hôpitaux : pour les pouvoirs publics britanniques, l’e-cigarette est incontestablement la solution de sevrage tabagique la plus efficace à ce jour. Et pour s’assurer que de tels choix de santé publique ne sont pas vains, le gouvernement commande régulièrement des études scientifiques indépendantes.

En octobre 2019, une enquête faisait ainsi le point sur dix ans de vape au Royaume-Uni. Et, plus récemment, comme nous l’évoquions dans le Blablavape de la semaine, le département de la santé britannique a commandé son sixième rapport annuel sur l’usage de l’e-cigarette. L’étude, menée par des chercheurs indépendants du King’s College de Londres, permet de mesurer l’évolution du vapotage ainsi que sa perception auprès de la population. 

Perception du vapotage : beaucoup reste à faire

Depuis le dernier rapport du Public Health England en 2019, l’utilisation des e-cigarettes est restée stable au Royaume-Uni. En revanche, la nouvelle étude montre qu’un nombre croissant de fumeurs pensent que le vapotage est plus nocif que le tabac. Une perception que les pouvoirs publics déplorent, rappelant que c’est bien l’acétate de vitamine E qui est responsable de l’épidémie de maladies pulmonaires aux États-Unis. Les auteurs suggèrent qu’il s’agit là de l’un des plus grands défis qui attend les pouvoirs publics, et les enjoint à rétablir au plus vite la confiance du grand public dans la pratique du vapotage.

L’étude s’intéresse également aux personnes atteintes de troubles mentaux, précisant qu’elles comptent un nombre de fumeurs plus élevé que la moyenne. Il apparaît que le personnel médical est relativement mal informé au sujet du vapotage, alors que l’e-cigarette pourrait aider à combattre le fléau du tabagisme. Un point qui, selon les auteurs, pourrait largement être amélioré dans les années à venir.

L’e-cigarette recommandée aux femmes enceintes

À propos des femmes enceintes, le rapport pointe le manque d’études scientifiques les concernant directement. Mais les experts affirment que l’utilisation de l’e-cigarette est recommandée pour les femmes enceintes fumeuses, si elle leur permet de s’abstenir du tabac. À cet effet, les pouvoirs publics britanniques ont mis en place une série de documents visant à les soutenir dans leur démarche.

Dernier volet, le rapport s’attarde sur les e-liquides aromatisés. Il recommande de les maintenir en vente, dans la mesure où ils restent très populaires chez les anciens fumeurs et les aident à se substituer au tabac.