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Sondage : « Les Français, déboussolés face à la vape »

Selon un sondage réalisé par Odoxa à l’occasion du « Mois sans tabac », les Français sont aujourd’hui en pleine confusion face à la vape. L’épidémie de maladies pulmonaires aux États-Unis, le manque global d’informations et les différentes interdictions à travers le monde ont largement contribué à parasiter le débat. Pour autant, les Français sont nombreux à réclamer un meilleur encadrement et à exprimer leur intérêt pour l’e-cigarette.

Sondage : « Les Français, déboussolés face à la vape »

Alors que le « Mois sans tabac » en est à mi-parcours, avec près de 200 000 participants cette année, l’agence Odoxa a réalisé un sondage pour France Vapotage. Principal enseignement : dans le contexte actuel, les Français se disent majoritairement « déboussolés » face à l’e-cigarette. Ils sont 91 % à réclamer « un meilleur encadrement des produits du vapotage ».

Comme escompté, l’épidémie de maladies pulmonaires survenue aux États-Unis a eu un effet dévastateur sur l’image de la vape. Et tant pis si les e-liquides ont été officiellement blanchis par les autorités sanitaires. Les professionnels devront s’atteler à un profond travail pédagogique pour réhabiliter le vapotage.

Le vapotage « aussi, voire plus risqué que la cigarette » pour 73 % des Français

Si 57 % des Français interrogés estiment que le vapotage est un moyen efficace pour réduire la consommation de tabac (et 40 % pour arrêter), six Français sur dix pensent que « les consommateurs ne doivent pas privilégier la cigarette électronique par rapport au tabac ». Un vrai paradoxe. Parmi les fumeurs, la proportion de ceux qui souhaiteraient passer à l’e-cigarette dans les prochains mois n’est plus que de 39 %, soit une baisse de 19 % par rapport à mai dernier. Pire, près des trois quarts des sondés pensent que le vapotage « est aussi, voire plus risqué que la consommation de tabac »

Pour expliquer cette méfiance, ils mettent en avant l’insuffisance de l’information, pour 65 % d’entre eux. C’est l’un des taux les plus élevés en Europe. Dans une étude réalisée au Royaume-Uni, 71 % des sondés pensent que la vape est moins nocive que la cigarette. Et seuls 26 % d’entre eux l’estiment « plus ou aussi nocive que le tabagisme ». En France, la proportion de citoyens méfiants est donc trois fois plus élevée

Les pouvoirs publics doivent œuvrer à réhabiliter la vape avec les professionnels du secteur

« Le Mois sans tabac devrait être l’occasion de rappeler que la cigarette électronique est l’outil d’aide au sevrage tabagique le plus efficace et le plus utilisé par les fumeurs pour réduire ou arrêter leur consommation de tabac, rappelle France Vapotage. Or les événements survenus aux États-Unis ont provoqué un choc légitime dans l’opinion. Les prises de parole fortes de la ministre des Solidarités et de la Santé […] n’ont pas suffi à rassurer les Français. Le traitement médiatique alarmiste qui a entouré ces drames a provoqué une confusion auprès des consommateurs. Et ce, même si ce n’est pas la cigarette électronique qui, en tant que telle, est en cause, mais davantage un usage détourné avec l’utilisation d’e-liquides issus de circuits illicites. » 

France Vapotage renouvelle ainsi sa demande aux pouvoirs publics. Ceux-ci sont appelés à travailler avec les professionnels du secteur afin d’assurer un meilleur accompagnement des consommateurs actuels et potentiels.

Selon l’association, deux axes principaux se dégagent. Tout d’abord, la nécessité de rassurer les utilisateurs « par la mise en place d’un cadre réglementaire adapté, assurant le contrôle et la traçabilité de tous les produits vendus en France ». Mais aussi par la commande de vastes enquêtes réunissant un large panel, sur les effets potentiels de l’e-cigarette sur la santé à long terme. Ensuite, la volonté d’assurer une meilleure information, « en lançant des campagnes dédiées au vapotage ». France Vapotage rappelle « qu’il s’agit d’un enjeu majeur de sécurité des consommateurs et de responsabilité vis-à-vis des trois millions de vapoteurs français ».