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Rétrospective : le bureau des études (qui valident la vape)

2020, année maudite ? Pas tout à fait, elle aura été jalonnée par la publication de nombreuses études scientifiques consacrées au vapotage. Une somme de travail colossale et qui souligne une fois de plus l’intérêt de la cigarette électronique.

Rétrospective : le bureau des études (qui valident la vape)

Comment garder le moral quand une pandémie ralentit la marche du monde ? C’est l’une des questions qui s’est posée à la plupart d’entre nous au cours de cette année confinée-déconfinée-reconfinée. Pour surmonter l’enfermement, l’isolement et autres restrictions, certains ont privilégié l’exercice physique ou la méditation, d’autres la cuisine ou le rangement, d’autres encore les fêtes clandestines.
Mais il est une activité, pour nous vapoteurs, qui avait le mérite de regonfler à bloc. La lecture. Celle des études qui mettent en exergue les vertus de la vape. Pas forcément très fun comme sujet, mais plutôt réconfortant quand certains s’emploient à contester la légitimité de la cigarette électronique à longueur d’année. Aux antipodes des affirmations fumeuses de l’OMS, ces recherches ont en effet apporté de l’eau au moulin des adeptes de la « réduction des risques ». Retour sur une année de publications scientifiques.


Effet passerelle : une vue de l’esprit


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C’est l’argument le plus souvent repris par les activistes antivape : la cigarette électronique ferait des jeunes de futurs fumeurs… Sauf qu’aucune donnée ne vient étayer cette théorie ! En novembre, l’Inserm a publié dans la revue Addiction les résultats de ses travaux sur la question. « Dans l’ensemble, l’expérimentation de la cigarette électronique en premier (par opposition au tabac en premier) semble être associée à une réduction du risque de tabagisme quotidien à l’âge de 17-18,5 ans », note l’équipe dirigée par le Pr Stéphane Legleye, épidémiologiste. Pour rappel, l’étude portait sur une population de 44 000 jeunes interrogés en 2017 durant leur « Journée défense et citoyenneté ». Il en ressort que 81,3 % des ados ayant essayé la vape en premier ne sont pas devenus des fumeurs quotidiens. Voilà qui remet en cause l’hypothèse d’un effet passerelle.

Plus tôt dans l’année, une étude réalisée par des chercheurs français et publiée dans la revue Drug & Alcohol Dependence, s’intéressait au sujet. L’objectif était de vérifier « si un usage quelconque d’e-cigarette [avait] eu un impact sur la transition vers le tabagisme quotidien chez les Français de 17 ans ayant déjà fumé ». Résultat de ces recherches effectuées sur une population de 39 000 adolescents : « Aucune preuve d’un risque accru de transition vers le tabagisme quotidien. » Le compte rendu suggère même que ce risque est moindre de 38 % chez ceux qui ont essayé le vapotage.

Dernier exemple, aux États-Unis. Deux chercheuses de l’Institut Sanford Research ont analysé vingt ans de données issues de la National Youth Tobacco Survey (enquête nationale sur le tabagisme des jeunes) et collectées auprès d’individus de 12 à 17 ans. Leurs observations ? Elles ont relevé un net infléchissement du nombre de fumeurs parallèlement à l’augmentation du nombre de vapoteurs. Mieux, l’établissement d’une courbe contre-factuelle laisse penser que 2,5 % de jeunes Américains supplémentaires seraient devenus fumeurs sans l’apparition de la cigarette électronique.

 


Grossesse et vapotage font bon ménage


vape grossesse risque santéOn peut être gynécologue ou obstétricien… et se tromper. C’est ce que suggérait Sovape dans un communiqué publié en juin 2020. L’association y dénonçait la position du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), alors que celui-ci déconseillait « l’initiation ou la poursuite des produits de vapotage pendant la grossesse ». Sachant que plus d’une femme sur deux ne réussit pas à arrêter la cigarette pendant la grossesse, et compte tenu des risques que cela implique pour sa santé et celle de son enfant, cette recommandation apparaît contre-productive. D’autant que plusieurs études ont souligné l’intérêt du vapotage pour les femmes enceintes.

Il y a celle menée à Leicester, en Angleterre :  60 % de réussite pour les femmes qui ont recouru au vapotage (avec ou sans autres substituts nicotiniques), contre un taux deux fois moindre pour celles qui utilisaient exclusivement d’autres substituts. Dans une maternité de  Dublin, une autre étude a permis de mesurer l’impact du vapotage au cours de la grossesse. Il en ressort que les bébés issus de mères vapoteuses ont un poids comparable à celui des enfants nés de mères non fumeuses. À l’inverse, les nouveaux-nés issus de mères fumeuses ou vapo-fumeuses affichent un poids inférieur à la moyenne. De quoi, là encore, rassurer les femmes enceintes sur la pertinence du vapotage.

 


Arômes : si décriés, et pourtant si utiles


C’est l’insolent succès de Juul auprès des jeunes Américains qui a déclenché la polémique aux États-Unis. Du jour au lendemain, mangue, fruits rouges et autres saveurs sympathiques sont devenues indésirables. Leur tort ? Séduire les mineurs et les faire tomber dans le piège diabolique de la vilaine nicotine. Or une étude publiée en juin dernier dans Journal of the American Medicine Association laisse entendre un autre son de cloche.

Selon les auteures, les e-liquides aromatisés seraient « 2,3 fois plus efficaces que les saveurs tabac pour arrêter la cigarette » ; ce qui se vérifie autant chez les jeunes que chez les adultes. « Si les résultats de notre étude confirment les préoccupations sur l’influence du vapotage dans la consommation de tabac chez les mineurs, ils démontrent aussi que l’interdiction totale des e-liquides aromatisés est une mesure trop radicale pour faire face au problème actuel », préviennent-elles.

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Comme pour souligner cet avertissement, une autre étude, celle-ci publiée dans Addictive Behavior Reports, s’est penchée sur les effets de l’interdiction de la vape aromatisée à San Francisco. Dans les mois qui ont suivi l’adoption de la mesure, le 1er janvier 2019, la part des fumeurs a augmenté de 35 %  chez les jeunes de 18 à 24 ans. Dans le même temps a été observée une baisse de près de 20 % du nombre de vapoteurs. D’où cette alerte : « L’interdiction des e-liquides aromatisés pourrait augmenter le tabagisme, les saveurs aromatisées n’étant pas davantage associées avec le démarrage du tabagisme que les goûts tabac, alors qu’elles sont plus efficaces dans l’arrêt à l’âge adulte. » À bon législateur, salut !

 


Métaux lourds aux abonnés absents


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« On sait pas ce qu’il y a dedans », entend-on encore à propos de la composition des e-liquides. Pire, les détracteurs de la vape évoquent même la présence de métaux lourds dans nos jus. Qu’à cela ne tienne, une étude américaine, entre autres sources, a permis de rétablir la vérité. Comment ? En vérifiant la présence éventuelle de métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, etc.) dans le sang et les urines.

Ces recherches s’appuyaient sur des données recueillies entre 2015 et 2016 par la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES). Trois groupes distincts avaient été établis pour cette analyse comparative : les individus qui n’avaient jamais fumé ni vapoté, ceux qui avaient déjà fumé et essayé la vape, et les vapoteurs exclusifs. Conclusion : « Les niveaux de plomb dans le sang et les niveaux urinaires de cadmium, de baryum et d’antimoine étaient similaires entre les participants qui utilisaient des cigarettes électroniques et ceux qui n’avaient jamais fumé. » Encore un mythe qui s’effondre.

 


Et quand on a de l’asthme ?


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C’est la question à laquelle le Dr Alessandro Solinas a tenté de répondre dans une étude publiée début 2020. Le directeur du département des sciences médicales et de la santé publique de l’Université de Cagliari a ainsi observé avec son équipe les effets du vapotage chez les asthmatiques. Deux groupes avaient été établis : dans le premier, 382 vapoteurs asthmatiques issus d’une enquête en ligne ; dans le second, 55 volontaires, dont 15 asthmatiques passés du tabagisme à la cigarette électronique et suivis à travers une étude clinique.

Conclusion : 98,4 % des vapoteurs du premier groupe disent n’avoir pas constaté d’aggravation de leur pathologie et recommandent l’e-cigarette. Dans le second groupe, les examens pratiqués ont permis de relever « une amélioration significative du contrôle de l’asthme et de la qualité de vie », sans détérioration des fonctions pulmonaires. On est donc loin des effets désastreux et connus du tabagisme chez les personnes souffrant d’asthme.

 


L’e-cigarette, championne du sevrage


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Oui, l’e-cigarette est un outil de sevrage efficace. C’est ce que confirme Cochrane. Cet organisme indépendant, qui a pour vocation d’aider à la prise de décision dans le domaine médical, a publié cet automne un compte rendu basé sur l’analyse d’une cinquantaine d’études représentant quelque 12 000 participants. Résultat des courses : le vapotage arrive nettement en tête pour ce qui est du taux de réussite. « Davantage de personnes sont susceptibles d’arrêter de fumer au bout de six mois avec des e-cigarettes nicotinées qu’avec les autres substituts nicotiniques », indique le rapport.

Des conclusions qui vont dans le même sens que l’étude menée plus tôt par Konstantinos Farsalinos. Publiée dans la revue Tobacco Control, celle-ci avait pour but d’examiner « l’association entre l’usage de la cigarette électronique et le tabagisme dans l’enquête Eurobaromètre 2017 ». « Nous avons constaté que l’utilisation quotidienne de la cigarette électronique était associée à une probabilité 5 fois plus élevée d’avoir arrêté de fumer en 2015-2017, et à une probabilité 3 fois plus élevée d’avoir arrêté de fumer en 2012-2015 », note le Dr Farsalinos. Alors, c’est qui, la championne du sevrage ?