Êtes-vous un professionnel de la vape ?

Ce site est réservé aux professionnels de la vape

Rendez-vous en terre vaporeuse : le Portugal

Ils s'appellent JBDigit, Hugo Madruga et Joël Silva. Qu'ont-ils en commun, hormis la nationalité portugaise ? La passion de la vape, tout simplement. Le premier s'est forgé une solide réputation au gré de ses vidéos sur YouTube, les deux autres tiennent des shops. Nous sommes allés à leur rencontre pour en savoir plus sur le marché de la vape local. Un marché hélas soumis à de fortes taxes sur les produits nicotinés, ce qui n'entame en rien leur enthousiasme. Visite guidée avec e-cig mag.

Rendez-vous en terre vaporeuse : le Portugal

La vape poursuit son chemin à travers le monde avec des fortunes diverses. Pour ce dossier, nous avons souhaité nous intéresser au Portugal. Un pays qui ne fait pas de cadeau à ses vapoteurs, comme en témoigne la forte taxe appliquée sur les e-liquides nicotinés. Pour autant, les professionnels et les passionnés ne baissent pas les bras et manifestent même un certain optimisme malgré le contexte. C’est que nous avons constaté au gré de nos échanges avec le youtubeur JBDigit, mais aussi Hugo Madruga, qui tient une boutique sur l’une des avenues les plus fréquentées de Lisbonne, et Joël Silva, de The Vapestyle Ovar.

Avec à peine plus de 10 millions d’habitants, le Portugal est un petit pays ensoleillé qui a connu un véritable regain d’intérêt au cours des dernières années. Douceur de vivre, population accueillante et coût de la vie abordable en ont fait une destination de choix pour les voyageurs européens. Impossible, désormais, de se promener dans le centre de Lisbonne sans entendre parler français, anglais ou italien à chaque coin de rue. L’activité touristique a bénéficié d’un essor remarquable, au point de devenir presque problématique pour les locaux, qui ont malgré tout réussi à conserver leur hospitalité bienveillante.

Portugal et tabac :  500 ans d’histoire

L’histoire du tabac et celle du Portugal sont intimement liées. En effet, c’est en 1560 que l’ambassadeur de France à Lisbonne, un certain Jean Nicot, attribuant au tabac des vertus curatives, envoie de la poudre de cette plante à la reine Catherine de Médicis afin de traiter les céphalées de son fils François II. L’efficacité de ce traitement sera le début du succès pour cette solanacée à laquelle on attribuera rapidement toutes sortes de vertus curatives au fil des siècles.

Une nicotine fortement taxée

Le Portugal compte un peu plus de deux millions de fumeurs réguliers. Malgré des augmentations tarifaires successives, le paquet de cigarettes reste l’un des moins chers d’Europe, avec un prix moyen situé autour de 5 euros. Cette situation n’est pas faite pour favoriser la transition vers la vape, qui peine à être compétitive sur ce point. D’autant que l’e-cigarette n’est pas vue d’un très bon œil par les autorités du pays.

Après des débuts prometteurs, et l’ouverture de près de 400 boutiques pour 1 500 emplois, la vape portugaise a connu son premier coup dur avec l’entrée en vigueur d’une taxe importante sur la nicotine. Fixé aujourd’hui à 30 centimes d’euro par millilitre de liquide nicotiné, cet impôt rend le passage à la vape beaucoup moins intéressant financièrement pour le fumeur portugais. A titre d’exemple, un simple booster de 10 ml est proposé à un tarif de 5 €, soit le prix moyen du paquet de cigarette. Cette mesure s’est traduite par la fermeture de nombreuses boutiques et un engouement moindre pour un produit pourtant reconnu comme un outil de sevrage tabagique efficace.

Un marché de microentreprises

Le marché de la vape lusitanien est estimé à 25 millions d’euros par an. Des revenus générés par 200 boutiques spécialisées, qui représentent environ 600 emplois d’après Aporvap, l’association des vapoteurs portugais. Nous sommes donc bien loin des marchés leaders en Europe comme l’Angleterre et la France, mais la tendance semble à nouveau être à la hausse. Bien sûr, les crises qui se sont succédé ces derniers mois (maladies pulmonaires aux Etats-Unis, pandémie de coronavirus) ont fortement impacté le marché local. Cependant, celui-ci a appris à évoluer dans un contexte hostile et l’optimisme semble de mise.

Jean Nicot : le tabac, c’est lui !

Diplomate et philologue français, Jean Nicot est considéré comme celui qui a introduit le tabac en France. C’est à lui que l’alcaloïde contenu dans la plante doit son nom. En 1559, il est nommé par François II ambassadeur de France au Portugal. Durant ce séjour à Lisbonne, Nicot plante des graines de tabac qu’il a reçues d’un marchand flamand dans les jardins de l’ambassade. L’année suivante, il fait parvenir à Catherine de Médicis de la poudre de tabac, alors surnommée « herbe à Nicot », pour soigner les migraines de son fils François II. En reconnaissance du service rendu à la famille royale, Jean Nicot est récompensé et devient seigneur de Villemain, petite cure située dans l’Est parisien.

 


JBDigit, passionné de vape
et star de YouTube

Son métier ? Policier. Sa passion ? La vape. c’est ainsi qu’il a créé sa chaîne YouTube pour aider les débutants. Mais il est animé par une ambition qui va bien au-delà du Portugal : devenir le Phil Busardo de la vape au Brésil !

youtube JBDigit vape portugal


« Je consacre quatre heures par jour,
sept jours sur sept, à la vape »


Pour ce dossier consacré au Portugal, la rédaction d’e-cig mag ne pouvait pas passer à côté de JBDigit, le plus fameux des youtubeurs lusophones. Jorge Bernardino, de son vrai nom, s’est rapidement bâti une notoriété qui dépasse désormais les frontières de ce petit pays de 10 millions d’habitants. En effet, ses vidéos touchent toute la diaspora portugaise, mais surtout le Brésil, plus grand pays de langue portugaise avec plus de 200 millions d’habitants, où la pertinence de son travail « vapologique » en a fait une véritable star. Entretien.

Bonjour Jorge, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

Je m’appelle Jorge Bernardino. Dans la vie, je suis officier de la PSP (police nationale portugaise) spécialisé dans les domaines de l’électronique de l’informatique et des réseaux. Sur un plan plus personnel, je suis un grand amateur de sport et également moniteur de plongée. À ce titre, j’ai également fait partie de l’équipe portugaise de photographie aquatique.

Comment es-tu venu à la vape ?

Cela fait trois ans (le 17 février dernier) que j’ai définitivement arrêté de fumer après vingt-quatre années de tabagisme. J’avais déjà essayé d’arrêter auparavant, sans succès, avec des méthodes « traditionnelles », dont le Champix avec lequel j’ai subi des effets indésirables importants. Mais la vape a tout changé ! Tout a été beaucoup plus facile et, très rapidement, je me suis retrouvé à convertir ma fille, mon frère et de plus en plus de personnes de mon entourage.

À quel moment as-tu décidé de lancer ta chaîne YouTube ?

C’est justement en conseillant mon entourage que tout a commencé. À force de répondre toujours aux mêmes questions, j’ai eu l’idée de faire une vidéo avec toutes les connaissances basiques pour faire ses premiers pas dans la vape. Ainsi, quand on me demandait des conseils, plutôt que de tout réexpliquer, je suggérais aux personnes d’aller d’abord regarder la vidéo dans laquelle ils trouveraient certainement la réponse.

À l’époque, il y avait déjà eu quelques tentatives de youtubeurs portugais dans le domaine de la vape, mais la plupart arrêtaient au bout de quelques mois. De mon côté, je suivais assidûment le travail de Phil Busardo et de DJLsb Vapes (qui est lui aussi d’origine portugaise) et, peu à peu, mon objectif s’est précisé : devenir le youtubeur vape le plus technique en langue portugaise. Ma première vidéo a été une présentation de la Tarot Nano de Vaporesso.


« Mon public est local,  mais je suis de plus en plus
sollicité par les acteurs du marché brésilien
 »


Qui est ton public ?

Mon premier public est évidemment local, mais la part du Brésil est en constante augmentation. Je suis de plus en plus sollicité par les acteurs du marché brésilien qui, en plus de souffrir d’une législation répressive interdisant la vente (mais pas l’usage), voient le secteur être tenu par des vendeurs peu scrupuleux, prêts à vendre n’importe quoi sans le moindre intérêt pour le produit.

Comment s’organise ta journée entre le travail, le studio et tes tests ?

En plus de mon travail pour la police portugaise, je consacre quatre heures par jour, sept jours sur sept à mon activité de youtubeur vape. Je produis trois vidéos par semaine. Le lundi, je me consacre aux atomiseurs, le mercredi aux liquides, le vendredi aux mods et aux kits. Enfin, tous les dimanches, j’anime un live dans lequel je peux interagir avec mes followers.

Ton avis sur la vape française ? Portugaise ?

La situation en France est beaucoup plus favorable que celle que nous connaissons au Portugal. La taxation de la nicotine est chez nous un frein indéniable à une adoption massive par le grand public dont le pouvoir d’achat est moins important et pour lequel, donc, il est difficile d’assumer ce surcoût. Le booster de 10 ml à 20 mg proposé à 5 euros est très cher dans un pays ou le salaire minimum est fixé à 700 euros par mois. Du point de vue des usages, le Portugal semble avoir une prédilection assez claire pour la vape « efficace » et le MTL par rapport à la vape récréative, qui met l’accent sur les gros nuages de vapeur. Pour le matériel, nous n’avons pas de spécificité particulière : comme chez vous, tout vient de Chine. Pour les e-liquides, nous avons quelques producteurs locaux qui font un excellent travail et de nombreux liquides français sont également très populaires.

L’avenir de la vape selon toi ?

Je reste convaincu qu’il s’agit d’un marché d’avenir dont le chiffre d’affaires devrait continuer de croître. Cependant, il me semble inévitable que la part des produits issus de « Big Tobacco » continue d’augmenter. Tous semblent avoir désormais bien compris que la cigarette traditionnelle est un produit du passé et que l’avenir est à la cigarette électronique.

 


Provape, un pionnier à Lisbonne

La boutique d’Hugo est située sur l’une des avenues les plus fréquentées de la capitale portugaise… Il n’y avait pas meilleur emplacement pour vivre son rêve : aider les gens à arrêter de fumer en leur proposant le meilleur de la vape.

Hugo Madruga Provape Lisbonne

Boutique : Provape – Ouverture : déc. 2018 (anciennement Vapostore Lisboa ouvert en oct. 2013) – Responsable : Hugo Madruga – Nombre de salariés : 1


« La réalisation d’un rêve dans lequel je pouvais
combiner ma passion et le plaisir d’aider les autres
 »


Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler dans une boutique de vape ?

J’ai fumé pendant quatorze ans et le jour où j’ai décidé d’arrêter, j’ai rapidement compris que je n’y arriverais pas avec les méthodes classiques. Et puis j’ai découvert la vape ! J’ai essayé et j’ai presque tout de suite réalisé que je n’avais plus besoin de tabac. La vape a totalement résolu mon addiction à la nicotine, tout en me permettant de prendre encore plus de plaisir qu’en fumant. C’est lors de cette transition que j’ai rencontré Stefane et Paula du Vapostore Lisboa, qui m’ont ensuite invité à rejoindre leur équipe en tant qu’employé. Comme je m’intéressais beaucoup à ce nouvel univers, je me suis rapidement formé en autodidacte.

Après environ un an, j’ai quitté l’entreprise pour travailler avec Rui Nery chez e-Smoking Parede, qui m’a permis d’acquérir des compétences en gestion. Ce qui me motive le plus à travailler dans un magasin de vape, c’est le fait de pouvoir aider les gens à arrêter de fumer, et de lutter ainsi contre l’une des plus grandes causes de décès prématurés dans le monde. Nous disposons actuellement d’outils qui peuvent remplacer à 100 % la cigarette classique, en apportant le même niveau de satisfaction tout en étant beaucoup moins nocifs pour la santé, comme l’indiquent les études les plus récentes.

Selon vous, quelle est la spécificité de votre boutique ? Comment avez-vous choisi son emplacement ?

Provape VapeShop Atelier est situé Avenida de Roma, qui est l’une des avenues les plus fréquentées de Lisbonne. C’est là que se trouvait le Vapostore Lisboa (premier vape shop au Portugal) où j’ai commencé ma carrière. C’est un emplacement idéal dans un environnement urbain caractéristique de la capitale portugaise. Avant de posséder mon propre magasin, j’étais déjà vapoteur, je travaillais dans ce domaine et j’avais donc une idée de ce qu’il fallait faire sur ce marché. Avoir ma propre entreprise était la réalisation d’un rêve dans lequel je pouvais combiner ma passion pour la vape et le plaisir d’aider les autres.

vape shop provape lisbonne

Comment vous tenez-vous au courant des nouveaux matériels/liquides et des progrès scientifiques ?

 L’une des choses les plus importantes dans ce domaine, c’est de se tenir constamment informé sur les équipements, les accessoires, les liquides et les avancées scientifiques. C’est ce que j’essaie de faire au quotidien grâce à mes fournisseurs, à mes contacts dans l’industrie, mais surtout grâce aux réseaux sociaux et, bien sûr, grâce à e-cig mag, qui est sans aucun doute l’une de mes meilleures sources.

Comment décririez-vous votre clientèle ?  Et quelle est la proportion de débutants ?

Nous accueillons toutes sortes de clients, il n’y a pas de profil type. Cela va du débutant à l’expert. Pour satisfaire tous les types de profils, nous essayons d’avoir des articles qui plaisent à tout le monde. En raison de l’actualité récente, le pourcentage de débutants a considérablement diminué, mais je suis convaincu qu’il ne s’agit que d’une phase et que, bientôt, tout reviendra à la normale.

provape atelier shop lisbonne


« La plus grosse difficulté au Portugal est liée
à la taxation de la nicotine »


Comment sélectionnez-vous les produits et les équipements vendus dans votre magasin ?

Avec l’expérience que j’ai acquise dans cette industrie, il m’est aujourd’hui plus facile de sélectionner le matériel disponible sur le marché à partir de leurs spécifications techniques ou de leurs photos. Évidemment, à chaque fois que c’est possible, je fais des tests en conditions réelles pour évaluer le matériel, ce qui, toutefois, n’est pas aussi nécessaire à mes yeux que l’évaluation des liquides.

Quels types de saveurs et de matériel avez-vous le plus vendus au cours des trois derniers mois ? Quelle est la dernière tendance pour vous ?

Au cours des derniers mois, les produits que j’ai le plus vendus sont des kits comme l’Innokin T18II ou l’eRoll Mac de Joyetech, ainsi que les délicieux liquides Galaktika (marque portugaise) et Coin Vape, ce qui représente plus de 100 liquides différents pour tous les goûts.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre entreprise et comment y faites-vous face ? Avez-vous des contraintes propres au marché portugais ?

La plus grosse difficulté au Portugal est liée à la taxation de la nicotine. Cette dernière s’élève à 0,30 euro par millilitre de liquide nicotiné, ce qui rend tout beaucoup plus difficile. Nous vendons généralement des liquides sans nicotine accompagnés de nicotine à mélanger, mais chaque dose coûte environ 5 euros alors que chez notre voisin espagnol, elle ne coûte qu’un euro… Cela finit par rendre plus cher et plus compliqué quelque chose qui était jusqu’alors beaucoup simple.

Comment voyez-vous l’avenir dans deux ans ?

J’espère que le marché sera arrivé à maturité et que les études scientifiques permettront de garantir de façon claire que la vape est infiniment moins nocive que le tabac. Je souhaite également que la vape puisse être réglementée comme un substitut du tabac et non comme un produit du tabac. Idéalement, nous devrions reproduire ce qui se fait au Royaume-Uni, et je crois vraiment que c’est possible !

 


Joël Silva, de la curiosité
à la passion

Pour Joël, c’est venu tout naturellement. Pas question de vivre sa passion dans son coin, il s’emploie à transmettre sa connaissance de la vape tout en cultivant l’amitié.

PORTUGAL-VAPE SHOP-E-CIG MAG

Boutique : The Vapestyle Ovar – Ouverture : 01/07/2019 –
Responsable : Joël Silva –
Nombre de salariés : 1


« Après avoir passé des heures au café du coin, à faire des montages pour des amis, j’ai décidé d’ouvrir mon shop »


Comment êtes-vous venu à la vape et qu’est-ce qui vous a motivé à travailler dans une boutique spécialisée ?

Au départ, je me suis intéressé à la vape par pure curiosité et à cause du côté « geek » de la chose… Mais sans vraiment croire à ses bienfaits par rapport à la cigarette conventionnelle. Ce n’est qu’après quelque mois d’utilisation que j’ai vraiment vu la différence en matière de respiration, en retrouvant le goût des aliments, mais également d’un point de vue strictement financier.

Avec le temps, j’ai développé une véritable passion pour la vape, que j’ai décidé de mettre à profit pour aider les autres à arrêter de fumer. Alors, après avoir passé des heures au café du coin à expliquer, à faire des montages, changer des cotons pour des amis, j’ai décidé d’ouvrir mon propre shop.

Quelle est selon vous la particularité de votre boutique ? Comment avez-vous choisi son emplacement ? La particularité de ma boutique ?

Ce n’est peut-être pas très original, mais je pense que c’est l’amitié que j’entretiens avec mes clients ainsi que l’envie de transmettre mes connaissances et ma passion. J’aime avoir beaucoup de variété et de nouveautés au meilleur prix. J’ai voulu disposer d’une grande surface pour pouvoir proposer un petit coin lunch et j’ai une décoration avec beaucoup d’objets en bois et des plantes pour le petit côté nature et détente.

Dans l’espace disponible qu’il me restait, j’ai proposé à l’un de mes très bons amis d’installer son salon de tatouage. Les clients adorent le concept ! Enfin, l’emplacement de la boutique permet un accès rapide et pratique avec des places de stationnement et une proximité avec le centre-ville, les zones industrielles et les accès autoroutiers.

Comment vous tenez-vous au courant des nouveautés matériel/liquides et des avancées scientifiques ?

Comme un grand nombre de confrères, je suis de près l’actualité sur Internet et les réseaux sociaux. J’essaie de me tenir au courant de toutes les sorties des grandes marques et je me déplace aussi régulièrement pour assister aux salons de vape. Mes différents fournisseurs sont aussi une source d’information importante et ils me contactent régulièrement pour m’informer des derniers arrivages.

À quoi ressemble votre clientèle ? Et quelle est la part de primo-vapoteurs ?

Ma clientèle est très variée, et va du simple débutant, qui veut simplement arrêter de fumer et réaliser des économies, à l’expert, qui vape depuis plusieurs années. J’ai aussi de nombreux clients passionnés qui m’achètent beaucoup de produits parce qu’ils aiment tester toutes les nouveautés et le matériel high-end. La part de primo-vapoteurs tourne autour de 30 %. Ils viennent généralement de la part d’un ami qui leur a conseillé la boutique ou alors par simple curiosité, pour se laisser tenter.


« Ici, même les médecins généralistes se montrent
très frileux à l’idée de recommander la vape »


Comment procédez-vous à la sélection des produits et du matériel proposés dans votre boutique ?

Je choisis le matériel essentiellement en fonction de mes propres goûts, car je pense qu’il est plus simple de vendre des choses que je serais moi-même prêt à acheter. J’essaie aussi d’être à l’écoute de ma clientèle pour être en mesure de lui proposer ce qu’elle cherche. J’attache aussi une grande importance aux prix pour pouvoir satisfaire tous les budgets sans pour autant négliger la qualité des produits. Enfin, je demande aussi conseil à mes fournisseurs sur certains liquides ou hardwares.

Quels types de saveurs d’e-liquide et de matériel avez-vous le plus vendus au cours des trois derniers mois ? Quelle est pour vous la dernière tendance ?

Les saveurs que les clients recherchent le plus sont sans aucun doute les e-liquides fruités frais et les classics, alors que les gourmands sont moins populaires. En ce moment, le top de mes ventes est la gamme Full Moon en DIY pour l’e-liquide, et la Vaporesso Gen pour le hardware. La dernière grosse tendance, ce sont évidemment les pods systems, comme la Vinci de Voopoo ou l’Aegis Boost de Geek Vape. Beaucoup de clients choisissent ce genre d’appareil comme setup d’appoint pour leur format compact, idéal lorsqu’on va au travail.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre activité et comment y faites-vous face ? Avez-vous des contraintes particulières propres au Portugal ?

La plus grosse difficulté au Portugal tient à la désinformation et aux taxes importantes appliquées sur la nicotine. Ici aucune autorité sanitaire ou médicale ne propose d’étude sur le sujet. Et même les médecins généralistes se montrent très frileux à l’idée de recommander la vape. Ils tiennent un discours qui la place le plus souvent sur un même niveau de dangerosité que la cigarette traditionnelle. D’un autre côté, l’État taxe les boosters de nicotine comme un paquet de cigarettes avec un prix fixe de 5 euros, ce qui pénalise fortement nos ventes alors que, dans le reste de l’Europe, les boosters sont proposés entre 1 et 2 euros.

Comment voyez-vous l’avenir dans deux ans ?

Honnêtement, de mieux en mieux. Parce que nous sommes toujours plus nombreux à nous battre pour informer et rassurer la clientèle. Cela peut paraître paradoxal pour un commerçant, mais ma plus grande satisfaction est de perdre un client parce qu’il a complètement arrêté et qu’il peut dire aux autres que pour lui, la vape a marché !

 


Les liquides made in Portugal

Le petit marché de la vape portugais a beau être plus modeste qu’en France ou ou Angleterre, il compte pourtant un certain nombre de producteurs d’e-liquides passionnés. Malheureusement, dans un contexte où la nicotine est fortement taxée, la plupart des e-liquides sont proposés en version à booster.

Divine Clouds

JUICE-VAPE-PORTUGAL-E-CIG MAG

L’une des premières marques portugaises d’e-liquides, Divine Clouds,
est reconnue pour ses créations originales premium.

Neptuno : une saveur de céréales accompagnée de son nuage de lait.

Afrodite : un lait à la fraise pour les amateurs de milk-shake.

Anubis : un arôme viril à base de bourbon, adouci par une note de fruits secs.

Krypton : pour les amateurs de fruités, le Krypton ne fait pas dans la demi-mesure avec ce mélange délicieusement parfumé.

Jupiter : les fans de propositions gourmandes seront comblés par cette saveur de cheese-cake à la fraise.

Maori : mélange de fruits exotiques sur une base de yaourt à la grecque, une proposition toute en douceur.

Hera : la saveur pétillante du champagne associé au bon goût de la fraise.

Ra : un goût de rhum suffisamment doux pour être vapé en all-day

Athena : une orange travaillée avec soin pour dévoiler toutes ses facettes gustatives.

Zeus : un arôme de café corsé, avec une saveur ambrée de crème de whisky.

Ares : un rhum traditionnel accompagné de notes fruitées.

Disponible en flacon de 50 ml, PG/VG 40/60, prêt à booster en 0 mg de nicotine.

 

Gamme Divine Clouds My Way

JUICE-VAPE-PORTUGAL-E-CIG MAG

1993 : un classic aux notes précises pour les palais les plus exigeants.

Xilon : une sélection d’arômes classic cubains associés à une crème douce et sucrée.

Cheyenne : un classic ancestral inspiré des calumets des chefs tribaux.

Luna : de champs cultivés uniquement à la lumière de la nuit a été extrait le tabac le plus doux. Mélangé à la boisson des pirates du Nord, il crée un contraste d’arômes qui vous ravira.

Dalton : la rencontre entre un classic sec américain et une crème de whisky importée par des pionniers irlandais.

Maraquexe : des fruits enrobés dans une saveur de thé, avec une touche de classic pour un voyage en quelques bouffées.

Route 66 : un classique doux avec une touche de fruits à coque pour un contraste très équilibré.

Disponible en flacon de 50 ml, PG/VG 40/60, prêt à booster en 0 mg de nicotine.

 

Galaktika

JUICE-VAPE-PORTUGAL-E-CIG MAG

Chez Galaktika les arômes classics sont retravaillés sous toute leurs formes
pour des résultats surprenants et une palette de sensations infinie.

Black Eye : le mélange d’une saveur classique avec un l’onctuosité d’un bon cappuccino crémeux.

Sombrero : une combinaison de saveurs classiques pour les puristes allergiques aux fioritures.

Andromeda : le remake de la mentholée pour les amateurs de classic appréciant une touche de fraîcheur.

Milky Way: un classic tourbé par une note de whisky. Une saveur dense pour les palais bien tannés.

Disponible en flacon de 30 ml rempli à 20 ml prêt à booster en 0 mg de nicotine.

JUICE-VAPE-PORTUGAL-E-CIG MAG

Tadpole Intense : une saveur classic intense pour tous ceux qui recherchent le parfait substitut à la cigarette. Une saveur pensée comme une porte d’entrée dans la vape.

Sunflower Intense : un classique doux avec une légère touche de sucré en fin de bouche.

Whirlpool Intense : un classique sec accompagné de notes sucrées.

Cigar Intense : un classique boisé, puissant et légèrement amer, à mi-chemin entre le cigare et la pipe.

Disponible en flacon de 30 ml rempli à 20 ml prêt à booster en 0 mg de nicotine.

 

Catwalk

CATWALK-JUICE-PORTUGAL-VAPE

Catwalk propose une collection très « girly », pleine de gourmandises,
avec une passion non dissimulée pour la fraise.

Vera : une gourmandise combinant la fraise et le caramel.

Raven : une combinaison improbable entre le sucré de la grenade et la douceur de la noisette.

Monica : une proposition alléchante dans laquelle on retrouve un bon goût de donuts et de fraise.

Chris : un all-day pour les gourmands à base de crème et de fraise.

Bella : association de classic et de fruits à coque.

Disponible en flacon de 60 ml rempli à 50 ml prêt à booster en 0 mg de nicotine.

 

Vaping House

JUICE-VAPE-PORTUGAL-E-CIG MAG

À la Vaping house, la carte se compose de quatre propositions
alternant entre gourmand et fruité.

The King : un biscuit maison avec une touche de vanille et de caramel.

The Queen : un mélange de fruits royal.

The Joker : une saveur acidulée indescriptible qui jouera des tours à votre palais.

The Ace : l’acidulé des baies sauvages enveloppées dans une fraîcheur intense.

Disponible en flacon de 60 ml rempli à 50 ml prêt à booster en 0 mg de nicotine.