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Paris ne mégote pas avec la pollution des cigarettes

Passible de 68 € d’amende, le jet de mégot est un vrai fléau à Paris. Le conseil municipal indique que près de dix millions d’entre eux seraient ramassés chaque jour dans les rues de la capitale. Plusieurs initiatives visent à résoudre le problème. Il s'agit notamment de faire prendre conscience aux fumeurs de la pollution des sols et des eaux de la ville.

Paris ne mégote pas avec la pollution des cigarettes

Avec près de 75 000 décès par an directement imputables à la cigarette, en France, il peut paraître anecdotique d’évoquer la pollution qui lui est liée. C’est pourtant un fléau qui touche nos villes et qui représente un coût significatif ainsi qu’un vrai danger sanitaire. La Mairie de Paris affirme ainsi que les équipes municipales ramassent 10 millions de mégots chaque jour, soit 350 tonnes de déchets collectés par an !

Faire évoluer les mentalités

Au-delà de la répression, avec une centaine de procès verbaux dressés par jour, les initiatives se multiplient afin d’éduquer les fumeurs et de les inciter à davantage de civisme. La Mairie de Paris distribue ainsi gratuitement des cendriers de poche, frappés du slogan « Fumeurs non pollueurs ». Le mobilier urbain a également été revu, avec 3 200 nouvelles poubelles carrées, baptisées « Cybel », qui disposent d’une pleine colonne à mégots. Elles sont en cours d’installation depuis l’été dernier.

C’est aujourd’hui à la pollution des eaux que s’attaque l’Hôtel de ville. S’inspirant des exemples de Collioure, Cannes, La Rochelle ou Vannes, elle a décidé d’apposer des plaques informatives sur les bouches d’égout et les grilles de récupération des eaux pluviales. Portant l’inscription « Ne rien jeter, ne rien vider, la mer commence ici », ces plaques visent à rappeler aux fumeurs qu’un mégot est susceptible de polluer 500 litres d’eau et qu’il va mettre vingt-quatre ans à se dégrader. Contrairement à une idée reçue, ces bouches ne sont pas connectées au réseau d’épuration et les cadavres de cigarettes partent directement vers la mer. 

Et pourquoi pas le vapotage ?

Ce sont les associations Sea Shepherd et Surfrider Foundation qui ont attiré l’attention de la Mairie de Paris sur ce sujet. Dédiées à la protection de l’environnement maritime, ces organisations à but non lucratif s’inquiètent de l’augmentation catastrophique de tels déchets, qui finissent dans les océans. D’autres initiatives sont prises à Paris, comme l’organisation de séances de ramassage massif de mégots, l’apparition de cendriers ludiques ne passant pas inaperçus ou la mise en place de 18 « rues sans mégots » dans plusieurs arrondissements. Et si le vapotage constituait également une partie de la solution face à ce fléau ?