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Nicotine : le bon taux fait le sevrage

Des scientifiques américains se sont penchés sur l’efficacité de l’e-cigarette auprès de fumeurs souhaitant réduire leur consommation, et non l’arrêter. Un sujet et un protocole intéressants et, à la clé, un résultat surprenant : avec le bon taux de nicotine, une certaine proportion des candidats sont allés au-delà de leur objectif.

Nicotine : le bon taux fait le sevrage

Publiée dans la revue Nicotine and Tobacco Research, une étude s’intéresse à l’impact de l’e-cigarette chez les fumeurs n’ayant pas l’intention d’arrêter. Les individus sondés fumaient en moyenne 19 cigarettes par jour et avaient tous envie de réduire leur consommation… mais pas d’être totalement sevrés. Réduire oui, mais jusqu’à quel point ? C’est ce qu’ont voulu étudier les chercheurs, en leur délivrant des taux de nicotine différents. 

Menée par le professeur Jonathan Foulds (photo) du Penn State College of Medecine, en Pennsylvanie, l’étude a suivi 520 adultes pendant vingt-quatre semaines. Les sujets ont été séparés en quatre groupes et ont reçu soit un placebo (un tube en forme de cigarette), soit une e-cigarette eGo avec un e-liquide en 0, 8 ou 36 mg/ml de nicotine. Les participants devaient relever chaque jour le nombre de cigarettes fumées et les scientifiques mesuraient régulièrement le taux de monoxyde de carbone qu’ils exhalaient. 

Un plus grand taux de sevrage avec un e-liquide nicotiné

« Peu de participants ont arrêté de fumer à court terme, dès leur découverte de l’e-cigarette, résument les chercheurs. En revanche, s’ils continuaient à l’utiliser avec un certain taux de nicotine, similaire à celui d’une cigarette, une plus grande proportion d’entre eux se sont totalement sevrés du tabac », alors qu’ils n’en avaient pas l’intention à l’origine. 

Plus précisément, c’est le groupe associé à un taux de nicotine de 36 mg/ml qui a connu le plus de succès : 10,8 % d’arrêt d’au moins sept jours. Près des trois quarts de ces personnes sevrées l’étaient même depuis plus d’un mois (7,7 %). 4,6 % des vapoteurs à 8 mg/ml ont arrêté, 3,1 % du groupe ayant reçu un placebo et 0,8 % de ceux avec un e-liquide sans nicotine.

« Notre étude démontre que le sevrage à l’aide d’une e-cigarette et d’un e-liquide nicotiné est plus efficace pour aider les fumeurs ambivalents, concluent les auteurs. Les taux d’abstinence n’étaient pas élevés, ce qui n’est pas surprenant chez des fumeurs quotidiens qui n’ont exprimé aucune intention d’arrêter de fumer au début de l’essai. Les taux d’abandon extrêmement faibles dans les groupes sans nicotine et avec placebo (moins de 1%) confirment que notre protocole d’étude n’a pas stimulé l’abandon spontané du tabac ».

Les résultats auraient vraisemblablement été plus probants encore en laissant davantage de choix quant à l’e-liquide utilisé. En particulier, la plus grande efficacité de l’utilisation d’arômes, pourtant plébiscitée chez les utilisateurs (94,6 % des usages, selon l’ETHRA !), a déjà été démontrée par plusieurs études.