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Mois sans tabac 2019 : un bilan franchement décevant

Lancée en fanfare le 1er novembre dernier, la quatrième édition du « Mois sans tabac » vient de s’achever. Et son bilan est contrasté. Mais Santé publique France ne manque pas de ressource : plutôt que de s'appesantir sur les résultats de cette année, l'agence remonte à la création de la campagne, en 2016, pour en tirer des conclusions positives.

Mois sans tabac 2019 : un bilan franchement décevant

La quatrième édition du « Mois sans tabac » s’est achevée le 30 novembre dernier et les résultats sont franchement décevants. Alors qu’en 2018, 241 000 fumeurs avaient exprimé leur intention d’arrêter la cigarette au cours de l’opération (soit une hausse de 54 % par rapport à l’année précédente !), ils n’étaient plus que 203 892 cette année.

Mais pour Santé publique France, pas question de s’attarder sur ce bilan en demi-teinte. Dans un communiqué, l’agence prend le parti de remonter à la création de cette campagne, en 2016, pour dresser un bilan globalement positif. « L’opération comptabilise près de 800 000 inscriptions depuis sa création en 2016 », se félicite-t-elle.

L’édition 2019 du « Mois sans tabac » moins suivie

Au passage, l’agence rappelle l’éventail des solutions mises à disposition des inscrits. « Les participants ont été nombreux à recourir aux outils d’aide à distance, confirmant l’importance d’être accompagné dans la démarche d’arrêt », indique Santé publique France. Pour autant, aucun de ces outils, comme l’application d’e-coaching conçue par l’Assurance-maladie ou la ligne d’accompagnement téléphonique Tabac Info Service, n’est propre à l’édition 2019. Le 39 89 aurait toutefois été sollicité 22 700 fois pendant l’opération conduite cette année.

L’agence rappelle par ailleurs que « la mobilisation des participants et de leurs supporters s’est confirmée sur les réseaux sociaux, avec 126 800 fans sur la page Facebook Tabac Info Service et 5 600 followers sur Twitter ». Deux comptes créés en… septembre 2016, au début de la première édition. Et ces chiffres correspondent à l’ensemble des soutiens depuis leur apparition.

Une vraie déception au regard des moyens publics déployés. « Plus de 9 200 partenaires nationaux et régionaux se sont mobilisés […] Des milliers d’événements ont été organisés sur l’ensemble du territoire pour informer les fumeurs et soutenir les participants, rappelle le communiqué. Le #MoisSansTabac a bénéficié du soutien de 200 maisons de santé, 117 établissements de santé et 18 000 pharmacies. 700 000 kits d’aide à l’arrêt ont été distribués par ces dernières. » 

« Une version totalement nouvelle en 2020 »

Si elle n’était pas totalement absente des dispositifs, la vape n’était pas réellement mise en avant. Doit-on y voir l’une des raisons de la relative désaffection du grand public ? Pourtant, Santé publique France avait déjà publié  un rapport indiquant que le vapotage a déjà aidé plus de 700 000 fumeurs à arrêter leur consommation de cigarettes. Soit presque autant que le nombre total de participants à l’opération depuis ses débuts.

L’agence a d’ores et déjà annoncé son intention de proposer une « version totalement nouvelle » du « Mois sans tabac » en 2020. Avec une meilleure considération du vapotage, afin de gagner en efficacité et de paraître moins déconnecté des réalités ?