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L’UFI, une mention obligatoire pour certains e-liquides

Depuis le 1er janvier 2021, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) impose un nouvel élément d’étiquetage. Cet « identifiant unique de formulation » (UFI) vise à clarifier la composition chimique de produits susceptibles de présenter un danger, dont certains e-liquides. Le but ? Accélérer la procédure des centres antipoison.

L’UFI, une mention obligatoire pour certains e-liquides

Depuis le 1er janvier 2021, les produits chimiques susceptibles de présenter un danger physique ou sanitaire doivent arborer un nouvel élément d’étiquetage. Cet « identifiant unique de formulation » (UFI) est un code à 16 caractères qui renseigne sur la composition d’un mélange chimique. Introduit par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), il permet d’harmoniser le traitement des centres antipoison, afin d’identifier avec précision les produits impliqués dans un accident domestique.

En clair, il s’agit pour les services de secours européens de gagner en réactivité. Et donc de mieux protéger le consommateur. En cas d’intoxication, il suffira à celui-ci d’indiquer l’identifiant à un centre antipoison pour bénéficier du suivi médical le plus adapté. L’UFI devient obligatoire pour tous les produits contenant au moins une substance considérée à risque, et dont la concentration est supérieure à 0,1 %. Les e-liquides sont susceptibles d’être concernés.

Tout dépend de la concentration dans le liquide

L’UFI vient compléter les éléments de conformité obligatoires pour la commercialisation d’un e-liquide. Les fabricants doivent déjà déclarer leurs produits nicotinés sur une base européenne, et remplir une fiche de données de sécurité (FDS) ainsi qu’une déclaration INRS (Institut national de recherche et de sécurité).

Ils doivent désormais leur associer un UFI si le produit contient une ou plusieurs substances classées à risque et dont la concentration dépasse 0,1 % de la composition. C’est le cas de tous les e-liquides contenant plus de 1 mg/ml de nicotine, par exemple. Mais également de tous ceux qui contiennent ces substances « à surveiller », susceptibles de présenter un risque en cas de mésusage. 

L’UFI devrait ainsi contribuer à accélérer la prise en charge des patients victimes d’intoxication grâce à une identification plus rapide des substances dangereuses. Pour les fabricants, l’ECHA propose un générateur de code en ligne, avec un guide de prise en main. D’autres laboratoires spécialisés dans l’analyse des e-liquides, comme Ingésciences, sont à même d’accompagner les professionnels dans la démarche.