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[Les femmes de la vape] Vanessa Delarue, l’aventurière

Ingénieure chimiste de formation, Vanessa Delarue a embrassé la vape avec passion, fin 2012, en fondant La Vaporeuse, un réseau de boutiques à l’ambiance intimiste où priment le conseil, l’accueil et l’accompagnement.

[Les femmes de la vape] Vanessa Delarue, l’aventurière

Alors que la crise du petit commerce se prolonge, cette entrepreneuse pour qui vivre n’a de saveur qu’intensément se développe en reprenant les rênes d’un site marchand. Rencontre avec l’une des femmes de la vape indépendante qui se positionne là où la vape prend tout son sens.

Funambule énergique

Elle danse dans le vide, légère, heureuse, attentive et prudente, boostée par l’adrénaline que lui a procurée le saut. Vanessa Delarue vole, portée par le vent. Elle a plongé voilà quelques secondes de l’avion qui l’a emmenée à 4 000 mètres d’altitude, pour réaliser un rêve, cinquante secondes en chute libre avant que ne s’ouvre son parachute. Voilà ce qu’on retient d’elle après la rencontre. Une image partagée à l’issue du rendez-vous, et qui reste marquante : Vanessa Delarue aime les sensations fortes, c’est une aventurière qui calcule le risque et se lance.


«  La Vaporeuse est une aventure très personnelle, car elle résonne avec tout ce qui compte à mes yeux : le respect, l’écoute, le soin »


Mélange détonnant de douceur, d’écoute et de vivacité, cette femme dynamique pense et s’exprime avec toujours un temps d’avance. Souriante et franche, sans artifice, elle livre un récit amusé et combatif de son parcours. « Je suis une personne entière qui ne peut s’engager qu’à condition de cultiver ses valeurs. En cela, La Vaporeuse est une aventure très personnelle, car elle résonne avec tout ce qui compte à mes yeux : le respect, l’écoute, le soin. » En un mot, l’humain.

Entourée de son « clan », voilà près de dix ans qu’elle œuvre à la défense de la vape et au bien-être des consommateurs : en shop pour accompagner le sevrage d’une majorité de primo-accédants ; sur les réseaux sociaux, où elle administre le groupe Facebook « Info vape » ; et dans le milieu associatif, aux côtés de Sovape dont elle est la trésorière. « Plus je travaille, plus je suis heureuse. J’ai besoin d’apprendre tout le temps et de donner autant que possible. »

Un nouvel horizon

Des qualités essentielles qui lui ont permis, en 2012, de faire le grand saut. « J’avais promis à ma fille d’arrêter de fumer. Je me battais depuis un an et demi avec des cigalikes vendues en pharmacie quand une boutique spécialisée a ouvert à côté de chez moi. C’est un moment décisif. Bien conseillée, avec le bon matériel, j’ai retrouvé le hit qui me manquait tant et trouvé mon sésame. De retour à la maison, je savais que je n’étais plus fumeuse. » Ni une ni deux, cette ingénieure chimiste qui connaît les composants et n’a donc pas le moindre doute sanitaire, établit un premier compte d’exploitation. « Je me cherchais un nouvel horizon professionnel. J’avais envie de faire quelque chose de bien, de m’investir dans l’aide de mon prochain. Je me suis donné trois semaines pour bâtir un business plan, monter ma société, une charte et la déco, puis j’ai démarché mes premiers fournisseurs. »

Boutique La Vaporeuse

La Vaporeuse met un point d’honneur à accompagner ses clients dans une atmosphère intimiste et chaleureuse, où on prend le temps. Pour la plupart d’anciens clients passés derrière le comptoir par conviction, ses collaborateurs préfèrent conseiller un taux nicotine élevé, voire le DIY ou les sels en fonction des besoins plutôt que de vendre plus de flacons. L’équipe parie sur l’avenir et la fidélité des vapoteurs, qui reviennent pour la sélection de gammes recherchées, toujours d’excellente qualité, dont regorgent les étagères.

Prendre la balle au bond

Mais après des années florissantes, le vent tourne. Outre la volatilité naturelle d’une partie de la clientèle, les crises successives que connaît le secteur depuis 2019 font du mal aux indépendants. Scandale américain, gilets jaunes, Covid, Vanessa comprend très vite que les ventes qui s’évaporent des boutiques se répercutent en ligne. C’est donc vers ce nouvel eldorado qu’elle se tourne, grâce à une rencontre. « J’avais envie d’un nouveau challenge. Le matériel a atteint un plateau technique, les liquides n’apportent plus vraiment d’innovation. En plus de mon engagement pour faire accepter la notion de réduction des risques, ce qui prendra encore au moins une génération, j’avais besoin de me trouver de nouvelles occupations. »


« Quand le fondateur du site iClope m’a contactée, nous nous sommes entendus immédiatement. Nous partageons les mêmes valeurs et nous sommes commerçants »


La pandémie et les difficultés économiques favorisent les concentrations. La Vaporeuse est approchée par des réseaux et des fabricants de liquides, qui lui proposent de la soutenir financièrement pour l’aider à traverser la crise, en échange d’un référencement majoritaire de leurs propres liquides. Mais Vanessa Delarue souhaite conserver son indépendance. « La force de cette boîte, c’est son équipe autonome, impliquée, liée par des liens quasi familiaux. La crise m’a permis de prendre le recul nécessaire pour réfléchir à d’autres perspectives. Quand le fondateur du site iClope m’a contactée, nous nous sommes entendus immédiatement. Nous partageons les mêmes valeurs et nous sommes commerçants, moi de proximité, lui en ligne. J’avais tout à apprendre, il était prêt à tout me transmettre. Banco ! »

Comme le yin et le yang

Pour la première fois de sa carrière, les banques la soutiennent sans condition. Adosser un site marchand à un réseau de boutiques est cohérent, plus que jamais pertinent, et le potentiel énorme. En 2020, malgré sa notoriété modeste, iClope a vu son chiffre d’affaires progresser de 30 %. « En termes d’image et de publics, les deux sphères se complètent sans se diluer, en symbiose, un peu comme le yin et le yang. Ce sont deux ADN différents. » On ne saurait dire mieux : La Vaporeuse, féminine jusqu’au bout des ongles, s’engage dans la danse avec une sympathique mascotte à la barbe de trois jours.

Apprendre, toujours, relever le défi du commerce, du marketing et du partage en ligne, voilà qui est excitant, à la mesure d’une femme qui ne jure que par la présence. Blog, vidéos de démonstration, sites de petites annonces où les vapoteurs peuvent échanger et revendre du matériel de façon sécurisée, SAV réactif et constant sont autant de voies d’exploration devant lesquelles Vanessa Delarue s’est relevé les manches en souriant. « iClope redonne du sens à ma vie professionnelle et à ma motivation pour les années qui viennent. C’est le rush, l’énergie de la découverte. Après une période d’accalmie un peu lénifiante, puis de difficultés, la vape, pour moi, repart à 200 à l’heure. »

mascot iclope covid

La crise oblige à toutes les transformations, dont certaines ressemblent à des renaissances. Pionnière un jour, pionnière toujours : la vape évolue mais conserve ses meilleurs éléments. Des personnalités ouvertes, altruistes, à l’écoute, bienveillantes. Et indépendantes.

lavaporeuse.com

iclope.com