Êtes-vous un professionnel de la vape ?

Ce site est réservé aux professionnels de la vape

Les Américains de moins de 30 ans préfèrent la vape

Aux États-Unis, un sondage montre que les jeunes adultes vapotent désormais davantage qu’ils ne fument. Un résultat encourageant, en dépit d’une politique de santé publique qui brandit le fumeux « effet passerelle » pour justifier son rejet de la solution de sevrage tabagique la plus efficace.

Les Américains de moins de 30 ans préfèrent la vape

L’institut de sondage Gallup vient de publier la nouvelle édition de son rapport sur les Américains face à la vape et la cigarette. Premier enseignement, la prévalence tabagique est à un niveau bas : 16 % des Américains ont fumé au moins une cigarette dans la semaine, en 2021. Certes, en 2019, le même sondage affichait 15 % mais la baisse reste significative par rapport au début des années 2010, où il se situait à 22 %. 

L’institut de sondage étudie la prévalence tabagique aux États-Unis depuis 1944. Jusqu’à 1974, plus de 40 % des Américains fumaient régulièrement. Dans l’Hexagone, d’après Santé Publique France, il y aurait 25,5 % de fumeurs quotidiens et 31,8 % de fumeurs réguliers en 2020.

Le rôle de l’e-cigarette dans le sevrage tabagique

Dans l’ensemble, 6 % des Américains ont vapoté au moins une fois dans la semaine. Mais l’intérêt du sondage tient à la distinction entre chaque groupe d’âge. Ainsi, parmi les 18-29 ans, 17 % ont vapoté et 14 % ont fumé des cigarettes. Pour la seconde édition consécutive, l’étude de Gallup montre que les Américains de moins de trente ans délaissent la cigarette au profit de la vape

On ne retrouve pas ces résultats dans les autres groupes. Les 30-49 ans fument à 20 % et vapotent à 5 %. Les 50-64 ans sont 19 % à fumer, contre 2 % seulement à vapoter. Le sondage montre par ailleurs que plus le foyer dispose de moyens limités, plus il est enclin à fumer (28 % pour des revenus annuels inférieurs à 40 000 dollars, contre 12 % pour ceux compris entre 40 000 et 100 000 dollars). Le constat est aussi vrai avec la vape : les mêmes groupes de revenus vapotent respectivement à 10 % et 4 %. 

En dépit de ces bons résultats, qui semblent démontrer l’efficacité de l’e-cigarette dans le sevrage tabagique, on peut s’interroger sur les conclusions de l’institut Gallup. Celui-ci rappelle en effet à plusieurs reprises, dans son rapport, que « l’e-cigarette n’est pas une méthode de cessation tabagique approuvée par la Food and Drug Administration ». Ou encore que « bien que les Centers for Disease Control and Prevention affirment que le vapotage est moins nocif que la cigarette, il n’est toujours pas considéré comme l’un des moyens les plus sûrs d’arrêter de fumer. L’attrait du vapotage pour les jeunes Américains est particulièrement préoccupant, étant donné qu’il peut encore causer de graves effets négatifs sur la santé »