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Israël, champion de la fiscalité antivape

La vape ferait-elle l'objet d'une compétition fiscale à travers la planète ? Tout porte à le croire, à en juger par la récente annonce d’Israël, qui entend taxer les e-liquides à plus de 6 euros le millilitre. Il s’agirait des droits d’accise les plus élevés au monde.

Israël, champion de la fiscalité antivape

L’information commence à peine à s’ébruiter et provient d’un quotidien du Moyen-Orient. Le ministre des Finances d’Israël, Avigdor Lieberman (photo), a déposé un projet de loi visant à taxer les produits de vapotage à hauteur du tabac. La demande, formulée il y a déjà trois ans, émane du ministère de la Santé. Il avait été notamment sollicité par des associations de lutte contre le tabagisme, qui ont multiplié les pétitions pour alerter sur « l’ampleur du vapotage chez les jeunes ». Au nom de « la santé publique », elles s’insurgent contre un produit « exonéré d’impôt et bon marché, accessible sous les auspices de l’État ».

Concrètement, l’ordonnance signée du ministère des Finances prévoit une taxe de gros de 270 % sur les flacons d’e-liquide, ainsi que 21,81 shekels israéliens (6,25 €) par millilitre. Pour les pods jetables ou les cartouches préremplies, la taxe minimale serait de 32,72 shekels, soit 9,37 euros. Selon Vaping360, ce niveau de taxation aussi extrême revient tout simplement à « détruire le marché du vapotage et à créer immédiatement un marché noir ».

Un projet qui s’appuie sur des contre-vérités

Le ministère a ouvert le projet aux commentaires publics jusqu’au… 21 novembre. Les vapoteurs ne disposent donc que d’un délai très court pour s’organiser et revendiquer l’accès à la solution de sevrage la plus efficace à ce jour.

On appréciera par ailleurs le ton péremptoire de la proposition. Elle s’ouvre par cette contre-vérité : « La vapeur des cigarettes électroniques est dangereuse pour la santé pour diverses raisons, telles que l’augmentation du risque de maladies cardiaques et respiratoires ». Un point précisément contesté ces dernières semaines par un groupe de chercheurs indépendants. À ce jour, seuls 42 commentaires ont été publiés et ils s’insurgent tous contre « une législation dangereuse et inutile ».