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Trois professionnels français de la vape en appellent aux pouvoirs publics

Contrairement à d’autres pays européens, la France fait encore preuve d’une certaine méfiance vis-à-vis du vapotage et ne l’a pas pleinement intégré à l’arsenal de solutions de sevrage tabagique officiellement mises en avant. Trois industriels français de la vape ont ainsi cosigné une tribune enjoignant aux pouvoirs publics de les écouter et de devenir des interlocuteurs légitimes, pour travailler conjointement à une structuration de la filière.

Trois professionnels français de la vape en appellent aux pouvoirs publics

On le sait, face au fléau du tabac et aux solutions de sevrage, les différents États n’ont pas adopté unanimement la même approche. L’Angleterre fait ainsi figure de pionnier, avec une politique de santé publique largement en faveur du vapotage. Les députés britanniques ont en effet voté la mise en place de VAPril, une opération mensuelle conduite chaque année, dédiée à la promotion de la vape.

Plus récemment, ils ont décidé d’intégrer la cigarette électronique dans l’arsenal des sevrages tabagiques officiellement reconnus, afin d’autoriser les médecins du pays à la prescrire. Il faut dire que le rapport du Public Health England, le ministère de la Santé anglais, a largement plaidé en faveur d’une telle politique, après avoir établi que le vapotage était “au moins 95 % moins nocif que le tabac fumé”. Une évolution des mentalités qui ne connaît pas encore d’équivalent dans l’Hexagone, alors qu’elle présente de premiers résultats très positifs : le Royaume-Uni compte 7,4 millions de fumeurs, soit 14,9 % de la population en 2017, contre 19,8% en 2011.

Une tribune pour interpeller les pouvoirs publics

C’est dans ce contexte que trois industriels français de la vape ont cherché à interpeller les pouvoirs publics, à travers une tribune destinée à démontrer leur volonté de s’engager dans la structuration de leur filière. Elle est signée d’Olivier Martzel, DG de Gaïatrend – Alfaliquid, de Jean-François Douenne, DG de D’lice et de Charly Pairaud, DG de VDLV.

Si l’on s’en tient seulement aux chiffres, la situation sanitaire face au fléau du tabac est alarmante ! Selon l’OMS, plus de quatre millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au tabac, ce qui représente un décès toutes les huit secondes,” commencent-ils par rappeler. “C’est la deuxième cause de décès au niveau mondial. Chaque année depuis 1987, la Journée mondiale sans tabac vise à mieux informer, partout dans le monde sur le tabagisme et ses effets mortels,” poursuivent-ils.

L’attitude attentiste de la France

La tribune s’arrête ensuite sur les différents niveaux de considération de la vape en Europe : “Les Britanniques ont mis en œuvre une politique antitabac offensive en intégrant l’e-cigarette dans leur dispositif leur permettant de ne compter que 14,9 % de fumeurs aujourd’hui. De son côté, la France opte pour l’attentisme, préférant s’appuyer sur des résultats d’études scientifiques avant de franchir le pas. Pourtant, trois millions de Français utilisent une cigarette électronique. Parmi eux, 1,5 million l’utilisent quotidiennement,” rappellent-ils.

Résultat, selon les données du Comité interministériel de la santé publiées en mars dernier portant sur l’action de la vape, 1,6 million de fumeurs ont cessé leur consommation quotidienne en moins de deux ans. À l’évidence, on peut y voir un lien de cause à effet. Parmi les fumeurs ayant fait une tentative d’arrêt, 26,9 % ont déclaré avoir utilisé la cigarette électronique comme aide pour arrêter de fumer. Il serait temps, dès lors, que l’État prenne en compte ces résultats et reconnaisse la vape comme un outil de sevrage tabagique prometteur efficace”, indiquent les auteurs de cette tribune.

Une meilleure certification généralisée

Dans un contexte de méfiance généralisée, la question qui est posée aujourd’hui est celle de la place de la cigarette électronique dans la politique salutaire de lutte contre le tabagisme. Nous, professionnels de la filière vape, sommes prêts à nous engager aux côtés des pouvoirs publics pour travailler à une structuration de la filière de la vape afin de garantir un niveau de qualité des produits reconnus par tous. En effet, c’est en garantissant aux vapoteurs une information fiable et l’utilisation de produits sûrs et de qualité que la vape deviendra un acteur légitime dans la lutte contre le tabac”, expliquent-ils.

“Actuellement, plus de 200 entreprises françaises composent ce secteur – fabricants de liquides et de matériels distribués dans plus de 2 900 boutiques spécialisées – qui est encore récent. Des progrès importants ont été accomplis en matière de normalisation et de qualité des e-liquides pour rendre leur utilisation sécurisée. Nous pouvons aller plus loin encore dans la certification. Pour les industriels de la filière vape, c’est un moyen privilégié de répondre aux exigences européennes et françaises de qualité et de sécurité. La certification des e-liquides (“e-liquide certifié par AFNOR certification”, au regard la norme française sur les liquides XP D90-300 partie 2) vise à favoriser la production de bons produits, rassurer les utilisateurs et soutenir la croissance de ce marché en France”, proposent-ils.

Notre priorité pour atteindre notre objectif commun, lutter contre la consommation de tabac, est clairement établie : proposer à nos clients une vape responsable et devenir un interlocuteur légitime des pouvoirs publics afin de lutter ensemble efficacement contre ses effets dévastateurs et son coût pour la collectivité exorbitant.