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La guerre secrète de Pfizer contre la vape en Allemagne

Scandale en Allemagne : l'hebdomadaire Der Spiegel révèle que les laboratoires pharmaceutiques Pfizer auraient financé une campagne anti-tabac et anti-vape. Le but ? Promouvoir les autres solutions de sevrage et les substituts nicotiniques produits parle groupe. Et tant pis si, au passage, des médecins bafouent leur serment d’Hippocrate.

La guerre secrète de Pfizer contre la vape en Allemagne

Coup de tonnerre outre-Rhin. Dans une longue enquête parue dans l’hebdomadaire Der Spiegel, il apparaît que la plus importante association de lutte contre le tabagisme aurait touché des subventions de la part du groupe pharmaceutique Pfizer afin de minimiser l’efficacité du vapotage. L’Aktionsbündis Nichtrauchen (ABNR) réunit l’association médicale allemande, le Centre allemand de recherche sur le cancer et d’autres associations importantes de cardiologie et de pneumologie à travers le pays. La fédération aurait reçu 180 000 euros de dons du géant pharmaceutique afin de monter un bureau de lobbying, à Berlin.

Des scientifiques écartent des preuves

L’enquête montre que la fédération aurait ainsi transmis au grand public des informations volontairement erronées, avec des rapports tronqués ou des mesures écartées, dans le but de réduire l’utilisation de l’e-cigarette. Le tout, assorti de la signature de médecins reconnus. 

Par ailleurs, un représentant du groupe pharmaceutique a été nommé dans le comité de direction d’ABNR, participant directement aux différentes initiatives législatives engagées.

Rétrospectivement, le scandale n’est pas étonnant. La présidente d’ABNR, Martina Pötschke-Langer, avait publiquement changé de position vis-à-vis de la vape, ces derniers mois. Au point d’apparaître comme une anti-vape « acharnée », selon les propres termes de l’enquête allemande. Et en 2016 déjà, plusieurs journaux allemands avaient découvert des liens entre le Centre allemand de recherche sur le cancer et l’industrie pharmaceutique (Novartis, GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson…). 

Un marché de plusieurs milliards d’euros

Selon Der Spiegel, « ces pratiques montrent que l’industrie pharmaceutique craint beaucoup de voir sa part de marché diminuer face à l’efficacité des cigarettes électroniques en tant que méthode d’arrêt du tabac, en particulier depuis la récente étude de plusieurs universités anglaises et américaines qui ont montré qu’elle constituait une solution deux fois plus efficace que celles de l’industrie pharmaceutique ». Rappelons que le marché des substituts nicotiniques (gommes, timbres…) pèse plusieurs milliards d’euros.