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Juul fait vape à part

Suite à de profonds désaccords, Juul quitte la Vapor Technology Association, alors que celle-ci vient d'intenter une action en justice contre l'administration sur l'épineuse question de la PMTA.

Juul fait vape à part

Ce n’est pas la fin d’une idylle, mais plutôt le dénouement logique d’une situation houleuse. Juul Labs a annoncé qu’elle mettait un terme à sa participation comme membre de la Vapor Technology Association (VTA), groupement interprofessionnel qui a pour vocation de défendre les intérêts de l’industrie de la vape outre-Atlantique. Une décision qu’elle justifie en soulignant des points de divergence majeurs.

Juul « pleinement engagé dans le processus de la PMTA »

Principale source de discorde, l’action en justice menée par la Vapor Technology Association contre la Food & Drug Administration (FDA) devant la Cour fédérale. L’association conteste en effet le délai (mai 2020) imposé aux acteurs de la vape pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation. Pour rappel, celle-ci oblige les entreprises à soumettre une demande d’autorisation (Premarket Tobacco Application ou PMTA) pour la commercialisation de tout produit. Une démarche très contraignante, aussi bien sur le plan technique que financier.

« Nous sommes pleinement engagés dans le processus actuel de la PMTA et sommes confiants dans le contenu et la qualité des documents que nous soumettrons avec notre demande d’ici mai 2020 », est-il précisé dans un communiqué publié le 20 août. Une prise de position qui va à l’encontre des choix de la Vapor Technology Association. Visiblement prise de court par cette annonce, cette dernière a fait part de son étonnement, soulignant qu’à aucun moment, Juul n’avait manifesté son opposition à l’idée d’intenter une action contre l’administration.

Montrer patte blanche face à la Food & Drug Administration

Une chose est sûre. À la différence de centaines de petites et moyennes entreprises américaines, Juul ne manque pas de moyens pour faire face à la nouvelle législation. Pour rappel, le cigarettier Altria est entré au capital de la start-up fin 2018, moyennant un apport de 13 milliards dollars. Largement de quoi assumer les coûts engendrés par la mise en place de la PMTA et ainsi (espérer) satisfaire aux exigences de l’administration.

Un zèle qui peut se comprendre de la part de Juul. Désigné comme le principal responsable de l’« épidémie d’addiction à la nicotine parmi les adolescents », et amené à s’expliquer devant le Congrès en juillet dernier, la marque a à cœur de montrer patte blanche. Comme en témoignent aussi, d’ailleurs, son adhésion à la loi Tobacco 21 et le combat qu’elle prétend mener contre les saveurs « attrape-teenagers ».