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Cancer Research UK plaide pour l’e-cigarette

La principale agence britannique de lutte contre le cancer, Cancer Research UK, publie un rapport détaillé sur l’intérêt de l’e-cigarette. Dix ans après son apparition, la vape s’y voit plébiscitée comme solution de sevrage. Avec le soutien d’une éminente scientifique convoquée pour l’occasion, le professeur Linda Bauld.

Cancer Research UK plaide pour l’e-cigarette

Au Royaume-Uni, cela fait belle lurette que les produits de la vapotage sont pris au sérieux. Dans un dossier complet, Cancer Research UK dresse un bilan objectif qui montre de manière irréfutable l’intérêt de la cigarette électronique. Mieux encore, l’organisme encourage directement les fumeurs à y passer.

« Il reste beaucoup à apprendre, mais un long chemin a déjà été parcouru sur le plan scientifique. Et c’est en nous basant sur toutes ces preuves que nous recommandons aux fumeurs d’envisager d’utiliser la cigarette électronique comme solution de sevrage. En revanche, nous décourageons ceux qui n’ont jamais fumé de commencer à vapoter », concluent les auteurs. Cette position est d’autant plus importante qu’au niveau européen, dans le cadre du « plan pour vaincre le cancer », l’e-cigarette est au contraire stigmatisée.

L’agence fait le point, en trois questions essentielles.

Le vapotage est-il sûr ?

Sous le patronage de Linda Bauld (photo), professeur de santé publique à l’Université d’Édimbourg, Cancer Research UK résume « une décennie de popularisation de la cigarette électronique ». L’agence de lutte contre le cancer clarifie tout d’abord l’état actuel de la recherche scientifique. Celle-ci « montre que le vapotage est beaucoup moins nocif que le tabagisme », écrit Linda Bauld.

Avec près de 12 000 recherches mensuelles sur Google autour de la vape, au Royaume-Uni, le sujet divise. On voit ainsi passer nombre de « messages contradictoires ». Si l’agence reconnaît que « certaines études ont mis en exergue des effets nocifs de la vapeur de cigarette électronique », elle indique que ces essais sont essentiellement « effectués sur des animaux ou des cellules en laboratoire, et non sur des humains, avec des concentrations de vapeur beaucoup plus élevées que celles auxquelles les gens sont exposés dans la vie réelle »

Cancer Research UK dénonce également « les gros titres trompeurs » de la presse. En particulier en 2019, au moment de la vague de maladies pulmonaires injustement attribuées à la vape aux États-Unis. Ce qui est en revanche incontestable, ce sont « les innombrables recherches qui montrent que le tabac est extrêmement nocif. C’est pourquoi les experts peuvent être convaincus que les cigarettes électroniques sont beaucoup moins nocives que le tabac », rappelle Cancer Research UK.

Est-ce un moyen de sevrage efficace ?

Autre point sur lequel Cancer Research UK n’exprime pas le moindre doute : la vape, ça marche ! « Il y a de plus en plus de preuves dans le monde que les cigarettes électroniques peuvent aider les gens à arrêter de fumer », résume l’article. Il cite en particulier une étude britannique montrant que 18 000 Anglais ont arrêté de fumer à long terme, en 2015, grâce au vapotage. 

Pour autant, l’agence préconise de combiner l’utilisation de l’e-cigarette avec le « soutien comportemental de services de santé ». Le but : optimiser les chances de sevrage complet. Elle souhaite aussi encourager la recherche à se pencher sur le rôle de chaque type d’appareil ainsi que sur les concentrations de nicotine ou les types d’arômes.

Par ailleurs, l’agence a étudié le niveau de tabagisme au sein des différentes classes sociales. Et c’est précisément parmi les « populations les plus démunies » que le taux de prévalence est le plus fort. En clair, Cancer Research UK milite pour maintenir « l’attractivité tarifaire » des produits de vapotage. Sujet brûlant, alors que l’Europe s’apprête à voter leur taxation.

Existe-t-il un effet passerelle ?

C’est l’argument massue des détracteurs de la cigarette électronique : le vapotage serait l’antichambre du tabagisme chez les jeunes. Or, là aussi, Cancer Research UK se montre très clair : « Il n’y a pas la moindre preuve d’un effet passerelle. Dans une enquête représentative auprès de jeunes de 11 à 18 ans en Grande-Bretagne, sur 1 926 d’entre eux n’ayant jamais fumé, pas une seule personne n’a déclaré vapoter quotidiennement. »

Comme l’étude de Sandford Research, Cancer Research UK rappelle l’existence de « comportements à risque » chez certains jeunes. En clair, il existe un public qui serait « naturellement susceptible » de succomber aux excès et qui aurait, de toute manière, été attiré par le tabac. « Au moins 95 % moins dangereuse », l’e-cigarette constituerait donc une alternative salutaire. 

Mais ce phénomène reste marginal. « La bonne nouvelle, c’est que les taux de tabagisme et de perception concernant l’acceptabilité du tabagisme ont diminué chez les jeunes, même depuis l’introduction de la cigarette électronique, indique l’agence. Il ne semble donc pas que les cigarettes électroniques aient interféré avec la baisse prometteuse du taux de tabagisme chez les jeunes. »

Louée pour son efficacité et sa moindre dangerosité, la vape est donc vivement recommandée par la principale agence britannique de lutte contre le cancer. Espérons que son résumé objectif de la situation fera boule de neige au sein de l’Europe !